Découvrez-en plus sur les projets de Ronan Toulhoat

Je vous présente régulièrement un créateur car sans eux, pas de magie !

Focus Giannis Milonogiannis

Interview de Giannis Milonogiannis

Critique Le Monde à tes pieds

La critique d'un des meilleurs romans graphiques de l'année 2017

Focus on Collaboration horizontale

Carole Maurel et Navie vous parlent de leur Collaboration horizontale

Dernier Créateur

Je vous présente régulièrement un créateur car sans eux, pas de magie !

Focus on Julien Carette

Découvrez Julien Carette

Portrait de Chance The Rapper

Découvrez le meilleur rappeur du moment

Dernière News

Je vous débrieffe l'actualité chaude et bouillante !

Découvrez Arno Monin

Interview du dessinateur de L'Adoption

Olivier Fallaix présente Crunchyroll

Présentation de Crunchyroll par Olivier Fallaix;

Dernière critique

J'ai goûté à un livre / film / jeu vidéo / album etc. je vous dis ce que j'en pense, sans langue de bois !

Focus Bulle

Les interviews des membres de l'équipe de la librairie Bulle

1.8.17

Partez en vacances avec le hors-série Geek le Mag et ses vaisseaux mythiques

Juillettiste ou aoûtien, même combat quand il s'agit de partir en vacances : avant de profiter de la destination de rêve sélectionnée, il faut passer par la case trajet. Dans bien des cas, la citation de Philippe Pollet-Villard "Dans un voyage ce n'est pas la destination qui compte mais toujours le chemin parcouru, et les détours surtout" est difficilement appréciable, lorsqu'il fait 35°C, sans nuages et que l'on voyage dans un véhicule non climatisé... d'où l'importance de bien choisir son carrosse. C'est ce que nous propose justement le numéro hors-série estival de Geek le Mag :
De classiques connus même du grand public comme le Faucon Millénium de Han Solo dans Star Wars, à des oubliés comme les vaisseaux de combat Starfury de Babylon V (un jour, je vous parlerai de l'affection particulière que j'ai pour cette série), les 96 pages du magazine emmènent le lecteur au bout de la galaxie en passant en revue le plus de vaisseaux possibles.
Mais ces vaisseaux cultes n'auraient jamais pu voir le jour sans les imaginaires de créatifs visionnaires, qu'il s'agisse des concepteurs d'univers comme Jean-Claude Mezières, le papa de la saga Valérian et Laureline (sous le feu des projecteurs et des critiques, en ce moment) ou de l'illustrateur de renom Manchu (le design de l'Odysseus d'Ulysse 31 et moult fabuleuses couvertures de romans SF). Deux fiertés bien françaises, parmi les sept étoiles internationales mis en avant dans ce numéro, présenté comme un guide de découverte accessible à tous.

Il est ainsi possible de se cantonner aux anecdotes sur tel ou tel vaisseau fictionnel ou alors de pousser la curiosité jusqu'à approfondir les concepts scientifiques sur lesquels ils reposent, ou encore de suivre l'évolution de leur design au fil de l'avancée des effets spéciaux, au cinéma.
En définitive, ce numéro hors-série de Geek le Mag, que l'on se dore la pilule sur la plage ou que l'on soit justement bloqué dans les bouchons d'un chassé-croisé estival. Encore un bel exemple de ce que l'édition en financement participatif est capable de produire en terme de contenus de qualités. N'hésitez donc pas à le commander en version physique – à 9,99 € – ou numérique – à 8,99 € – ou à vous rendre chez un marchand de journaux le proposant à la vente.

31.7.17

[Breaking News] Luc Brunschwig va scénariser un film live Albator !

Je ne fais pas de news habituellement, mais les éléments qui me parviennent sont bien trop importants pour être passés sous silence : un film live Space Pirate Captain Harlock (plus connu en France sous le nom d'Albator), adapté de l'œuvre du maître Leiji Matsumoto est prévu pour 2020 ! C'est en tout cas ce qu'indique la capture d'écran ci-dessous et quelques informations glanées de source sûre :
S'il est encore trop tôt pour commencer à imaginer ce que pourrait être le film, j'ai pu avoir la confirmation qu'il s'agirait d'un film live scénarisé par Luc Brunschwig, le prolifique auteur derrière le rajeunissement réussi de Bob Morane, en bande dessinée. Côté réalisation, c'est le Belge Olivier Van Hoofstadt, papa de l'OVNI humoristique Dikkenek et des scènes d'action échevelées de Go Fast, qui est pour l'instant pressenti. Quant à la production, si Miwako Fujioka et Marc Sessego, sont certes des noms peu connus, mais ils semblent avoir également un film Galaxy Railways – lui aussi tiré d'une œuvre de Leiji Matsumoto, sur les rails (pardon, c'était trop tentant).
Quelques semaines après l'annonce d'un futur film Nicky Larson, réalisé par Philippe Lacheau (les Babysitting, Alibi.com...), ce nouveau projet d'adaptation – plus réjouissant, de par la solidité de l'auteur en charge du scénario – ne fait que confirmer que les créatifs européens biberonnés à la culture japonaise n'ont qu'une hâte, lui exprimer leur amour sur pellicule !

Source : IMDB

19.7.17

The Road Ahead Is Golden : un petit moment de grâce signé Jon and Roy

Je fais une pause dans la création de ma playlist de mon trajet Le Mans – Mont-de-Marsan, en bagnole, pour parler d'un groupe qui revient souvent dans sa composition. Il faut dire que leur dernier album, The Road Ahead Is Golden, est parfaitement taillé pour les road trips posés. Ça tombe bien, c'est ce qui m'attend, bien calé sur mon siège passager, tandis que ma conductrice pestera parce qu'il n'y a pas de Bruno Mars dans la playlist. Tant pis pour elle, elle n'avait qu'à avoir un compte Spotify Premium et à me battre à la bagarre. Bref. Pour bien vous mettre dans l'ambiance de l'album, rien de mieux que le clip de Runner, la première piste de l'album : 
Sympa, n'est-ce pas, ce filtre sépia et cette gratte folk accompagnée par la bonne voix chaude et rocailleuse qui va bien ? Une véritable invitation à laisser vagabonder son esprit... pour trois petites minutes ?! Parce que oui, les composition de Jon Middleton, Roy Vizer, Louis Sadava ne sont jamais bien longues...

Alors, c'est si grave d'écouter des chanteurs précoces ?

Objectivement non, parce qu'il vaut mieux avoir un court condensé de bonheur que de subir de longues minutes de souffrance auditive. Mais bon, il faut avouer que cela laisse un arrière goût de service minimum, comme si le groupe s'était dit à chaque chanson "c'est bon, les gars, on les a accroché, on passe à la prochaine !"... Attention, encore une fois, des services minimum comme cela, on aimerait bien en écouter plus, surtout que le groupe a su cultiver un univers musical onirique, qui se décline d'ailleurs graphiquement, au travers de clips inspirés. Celui de Get Myself a Gun (sur l'album Homes), a d'ailleurs été réalisé par leur compatriote canadien, l'animateur et dessinateur Jesse Davidge. C'est un petit moment de bonheur mélancolique que je vous propose de (re)découvrir :

Sur ce, je vous laisse, je dois préparer mon road trip et trouver de quoi combler les 4h50 de route restant après les trente minutes de bonheur fugace de ce The Road Ahead Is Golden  :

12.7.17

La Mémoire dans les poches : la BD dans la peau

Bob Morane Renaissance, Urban, Le Pouvoir des Innocents : Je ne connaissais principalement Luc Brunschwig que pour ses récits d'aventure et d'action efficaces et profonds. Avec La Mémoire dans les poches, j'ai été percuté de plein fouet par la facette intimiste de l'auteur... Présentation de la série à l'occasion de la sortie du troisième et dernier tome.

La Mémoire dans les poches, c'est l'histoire d'un papy qui rentre dans un bar et qui demande à une jeune mère si elle peut le dépanner d'un allaitement... Si l'on s'arrête là, le synopsis nous emmène vers une blague de comptoir bien grasse. Heureusement, ce n'est pas le genre de Luc Brunschwig (*tousse*) et au fil des pages, l'on comprend que l'auteur a décidé avec cette œuvre de livrer sa vision la plus intimiste des rapports familiaux entre individus.

Si La Mémoire dans les poches sonne si juste, c'est parce que Luc Brunschwig y a injecté énormément de vécu et y a transposé les traits de personnalité de ses parents, en écrivant les personnages. Il m'a ainsi expliqué que Laurent (le fils du récit) était un mix de son frère et de lui-même et que le quiproquo du repas de famille, dans le premier tome, lui était vraiment arrivé. Au niveau historique – car le récit navigue entre la Seconde Guerre mondiale et une époque plus contemporaine –, l'auteur a voulu raconter ce que ses parents ont vécu, notamment son père. Le tome 3 prend même la forme d'une vraie déclaration d'amour filial qui prend aux tripes de par sa symbolique, encore une fois illustrée de main de maître par le dessinateur Étienne Le Roux (14-18, WW 2.2...). Ce dernier ne s'est d'ailleurs pas tourné les pouces durant les six années qui ont séparé le second tome du troisième et dernier volume. Son trait est encore plus expressif et l'on ressent les émotions – exprimées ou tues – des personnages, dès le premier coup d'œil...

Vous l'aurez compris, cette trilogie est une mise à nu qui force le respect et qui amène à considérer la bande dessinée que l'on tient entre ses mains avec déférence. Pour ma part, elle m'a permis de découvrir l'une des plus belles facettes de Luc Brunschwig, qui n'est donc pas qu'un aventurier solitaire qui tente de rendre la justice dans des cités parcs d'attractions à l'autre bout de la galaxie. Mais je n'en dis pas plus, à vous de juger sur pièce 
 Achetez l'intégrale de La Mémoire dans les poches

Crédits planches : © 2017 Luc Brunschwig, Étienne Le Roux © Futuropolis

Alors, ça a quel goût La Mémoire dans les poches ?

Caractéristiques principales
  • Genre : tranche de vie, fiction autobiographique, drame
  • Style graphique : semi-réaliste, franco belge
œuvres similaires
  • BD et romans : L'Adoption, L'Histoire de l'amour
  • Ciné & TV : Les Grandes vacances, Un Village français
  • Musique : la BO de La Vie est belle fonctionne à merveille
Avec La Mémoire dans les poches, Luc Brunschwig dévoile au grand jour toute la sensibilité qu'on lui devinait et prouve encore une fois son talent à dépeindre la complexité des rapports humains. Sorte d'autobiographie fictionnelle, ce récit brille par l'absence de jugement qu'il porte sur des personnages tout en aspérité et par sa capacité à traiter du traumatisme de la shoah sans donner dans le pathos.

La Mémoire dans les poches
Auteurs : Luc Brunschwig (scénario), Étienne Le Roux (dessins)
Éditeur : Futuropolis
Nombre de pages : environ 70-80 pages par tomes
Prix : 16-17 € par tomes, 40 € pour l'intégrale