Enfin, je devrais plutôt dire que je n'aime pas l'univers cinématographique de Star Wars et cela vaut aussi bien pour la prélogie que pour la trilogie originelle. Je ne comprenais absolument pas l'engouement autour de la série à part pour l'esthétique que je trouvais plutôt cool, soyons honnêtes. Ainsi, jusqu'en 2003, tout ce qui concernait de près ou de loin l'univers créé par George Lucas me passait totalement par-dessus la tête et puis un jour Genndy Tartakovsky est arrivé avec sa série animée Star Wars : Clone Wars...
Pour bien resituer le contexte, on était à une époque où je passais le plus clair de mon temps télévisuel sur Cartoon Network devant les dessins animés de l'âge d'or de la chaîne.
Craig McCracken (Les Super Nanas) et Genndy Tartakovsky (oui, le papa d'Hôtel Transylvanie) étaient mes idoles, refaçonnant mon palais et mes goûts pour les cartoons à grands coups de séries délicieusement déjantées et légèrement irrévérencieuses. Au moment de la diffusion du trailer de Clone Wars, Genndy Tartakovsky venait de m'asséner la baffe monumentale d'action et de narration qu'était Samurai Jack (dont une nouvelle saison est prévue pour 2016, joie, félicité, turgescence). Mes réticences concernant les productions Star Wars étaient vaincues tant la promesse d'action et de qualité d'animation étaient grandes.
Chorégraphies martiales démentielles (Raaah Mace Windu), exploration de la psyché de certains personnages, champs de batailles galactiques : la promesse fut tenue, voire même dépassée, me poussant à ressortir de temps en temps mon coffret DVD pour la larmichette de nostalgie.
The Clone Wars est pour moi ce qui s'est fait de mieux sur Star Wars dans le cadre mainstream/grand public et, si je ne suis pas assez connaisseur de l'univers étendu pour la comparer avec les éléments retirés du canon par Disney, cette série m'a furieusement donné envie de les découvrir. À noter que la fin de la série, inédite en France, a été diffusée sur Netflix aux USA.




