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7.12.15

Calendrier de l'avent 2015 - jour 7 : les séries animées Star Wars : The Clone Wars

En tant qu'affilié geek évoluant dans un environnement professionnel plutôt geek, j'ai longtemps dû dissimuler un terrible secret : je n'aime pas Star Wars.
Enfin, je devrais plutôt dire que je n'aime pas l'univers cinématographique de Star Wars et cela vaut aussi bien pour la prélogie que pour la trilogie originelle. Je ne comprenais absolument pas l'engouement autour de la série à part pour l'esthétique que je trouvais plutôt cool, soyons honnêtes. Ainsi, jusqu'en 2003, tout ce qui concernait de près ou de loin l'univers créé par George Lucas me passait totalement par-dessus la tête et puis un jour Genndy Tartakovsky est arrivé avec sa série animée Star Wars : Clone Wars...


Pour bien resituer le contexte, on était à une époque où je passais le plus clair de mon temps télévisuel sur Cartoon Network devant les dessins animés de l'âge d'or de la chaîne.
Craig McCracken (Les Super Nanas) et Genndy Tartakovsky (oui, le papa d'Hôtel Transylvanie) étaient mes idoles, refaçonnant mon palais et mes goûts pour les cartoons à grands coups de séries délicieusement déjantées et légèrement irrévérencieuses. Au moment de la diffusion du trailer de Clone Wars, Genndy Tartakovsky venait de m'asséner la baffe monumentale d'action et de narration qu'était Samurai Jack (dont une nouvelle saison est prévue pour 2016, joie, félicité, turgescence). Mes réticences concernant les productions Star Wars étaient vaincues tant la promesse d'action et de qualité d'animation étaient grandes.
Chorégraphies martiales démentielles (Raaah Mace Windu), exploration de la psyché de certains personnages, champs de batailles galactiques : la promesse fut tenue, voire même dépassée, me poussant à ressortir de temps en temps mon coffret DVD pour la larmichette de nostalgie.


Quelques années plus tard, juste après un film d'animation 3D très moyen sorti au cinéma, Cartoon Network annonçait le retour d'une série TV d'animation The Clone Wars reprenant cette esthétique en image de synthèse. J'étais moyennement emballé, réfractaire à l'idée d'offrir mon amour à un autre produit Star Wars, d'autant plus que George Lucas était crédité au générique de la série. Je ne vais pas m'attarder sur les étapes de séduction mais, après des débuts m'ayant un peu fait grincer les dents, à la fin de la première saison j'étais conquis et j'en redemandai même !

Personnages riches quel que soit leur camp, intrigues politiques développées par un Dave Filoni habité par la Force et bien sûr phases d'action épiques avec des moments de bravoure dignes de Band of Brothers, le tout porté par des thèmes magistraux signés par un Kevin Kiner parfois habité par John Williams.
The Clone Wars est pour moi ce qui s'est fait de mieux sur Star Wars dans le cadre mainstream/grand public et, si je ne suis pas assez connaisseur de l'univers étendu pour la comparer avec les éléments retirés du canon par Disney, cette série m'a furieusement donné envie de les découvrir. À noter que la fin de la série, inédite en France, a été diffusée sur Netflix aux USA.

La vie des œuvres culturelles est comique : autant l'épisode 2 de Star Wars est calamiteux (peut-être le pire de tous les films), autant les séries d'animation qui en sont dérivées sont exceptionnelles. Hélas, les fêtes approchant et le buzz de l'épisode VII aidant, leur disponibilité commence à être de plus en plus compromise. Si vous êtes intéressés par leur acquisition, n'hésitez pas, foncez et cliquez sur les visuels ci-dessous (il reste quelques exemplaires à l'heure de la mise en ligne de l'article).

MISE  À JOUR
Netflix France vient de mettre à disposition les 6 saisons, vous pouvez donc y avoir accès au prix d'un abonnement Netflix ou en profitant du mois d'abonnement offert (ça se fait en binge watching, mais je vous conseille quand même de savourer la série, c'est une pépite vous dis-je !!!)
 Achetez Star Wars : Clone Wars Volume 1

 Achetez Star Wars : Clone Wars Volume 2

 Achetez Star Wars : The Clone Wars saisons 1 à 5

1.12.15

Calendrier de l'Avent 2015 - jour 1 : Vice Versa


Vice-Versa (Inside Out), c'est tout simplement ma plus grosse claque de 2015 niveau cinéma d'animation. Claque tellement puissante qu'elle a pénétré directement dans mon top 5 des meilleurs films d'animation "grand public" de tous les temps.
Et pourtant tout n'était pourtant pas joué au départ, au moment de l'annonce du projet par Disney et Pixar et de son ambition : propulser le spectateur au cœur du centre de contrôle des émotions de Riley, une petite fille de 11 ans, alors que celle-ci s'apprête à vivre des événements bouleversants.


La magie de Pixar a opéré, feintant mes prédictions pessimistes pour me proposer une expérience magique à la fois drôle et intelligente.
Sur le papier, découvrir ce qui se passait dans la tête d'une pré-ado ne me bottait pas plus que cela, surtout que je voyais déjà venir gags lourdauds et ambiance guimauve à des kilomètres à la ronde.
Et c'est là que la magie de Pixar a opéré, feintant mes prédictions pessimistes pour me proposer une expérience magique à la fois drôle et intelligente. Les cinq émotions régissant les réactions de Riley sont toutes aussi adorables que pertinentes dans leur caractérisation et le scénario – pourtant articulé autour d'une tranche de vie des plus ordinaires dans la vie d'un enfant – fonctionne à merveille !

La recette d'une telle réussite ? Il faut sûrement la chercher du côté de l'approche sensible de Pete Docter, le papa du projet, réalisateur entre autres de Monstres & Cie et Là-haut mais également scénariste des deux premiers Toy Story et de Wall-E.
Pour Vice-Versa, il a su s'entourer d'autres pointures de l'animation comme Michael Arndt (Scénariste de Toy Story 3 et Oscar du meilleur scénario pour Little Miss Sunshine)  et Michael Giacchino (compositeur sur la plupart des courts et longs métrages Pixar et Oscar de la meilleure musique de film pour Là-haut).
Enfin, pour se donner les moyens de son ambition, Pixar a également fait appel aux services du Mortimer B. Zuckerman Mind Brain Behavior Institute, un institut américain spécialisé dans l'étude des mécanismes cérébraux, pour superviser l'aspect psychologique du film.
Rarement la devise de Walt Disney "pour chaque éclat de rire, il faut une larme" aura été aussi bien appliquée.
Vous vous souvenez des passages riches en émotion et notamment du sublime premier quart d'heure de Là-haut ? Eh bien, c'est ce qui vous attend tout le long de Vice-Versa et de son périple émotionnel. On y passe de moments de rire (provoqués plus par l'identification aux personnages et aux situations que par de gros gags à proprement parler) à des pincements au cœur aux saveurs nostalgiques.
Rarement la devise de Walt Disney "pour chaque éclat de rire, il faut une larme" aura été aussi bien appliquée dans un film de sa firme et, chose cocasse, c'est le fait d'un studio racheté.


Alors, c'est pour quel sapin
Vice-Versa ?




Caractéristiques principales
  • Genre : film d'animation, comédie familiale
  • Style graphique : cartoony en images de synthèse
Riche, drôle et émouvant... Si vous avez un cœur, il y a de fortes chances que Vice-Versa s'y loge pour définitivement. Peut-être le meilleur Pixar et pas loin d'être, objectivement, le "Disney" le plus intelligent à ce jour.



Vice-Versa
Auteurs : Pete Docter (réalisateur et scénariste), Ronnie Del Carmen (co-réalisateur) Michael Arndt (co-scénariste), Michael Giacchino (musique)
Studio : Pixar Animation Studios et Walt Disney Pictures
Date de sortie : juin 2015