Vous qui entrez, laissez tout désespérance.
"The place to chill", ce sont des recommandations d'œuvres à lire/écouter/regarder, d'activités à réaliser, de lieux à visiter, mais aussi de plats et breuvages à déguster, pour chiller, en solo ou à plusieurs.
En général j'hésite à placer mes coups de cœur les plus récents dans mes tops de fin d'année, par peur de ne pas avoir eu assez de recul pour bien déterminer leur goût. J'ai pourtant très peu hésité avant d'inclure Love Addict dans mon calendrier de l'Avent culturel et ce, même si j'en avais déjà parlé précédemment dans un dossier sur l'amour dans les œuvres culturelles de 2015.
Laissez-moi vous présenter de nouveau ce récit drôle, sexy et mature porté par de sublimes dessins.
À moins de vivre dans une cave, on a forcément entendu un jour parler de Meetic, Adopte un Mec, Tinder et autres sites/applis plus ou moins branchés pour faire des rencontres amoureuses. De là à les utiliser, il n'y a qu'un pas que K., le héros fraîchement célibataire de Love Addict va franchir sur le site "Lovebug", d'abord avec timidité et hésitation, puis avec frénésie. Oui, il est question de conquêtes à la chaîne dans cet ouvrages et souvent celles-ci se terminent par des étreintes plus ou moins passionnées (particulièrement réussies graphiquement par le dessinateur new-yorkais Koren Shadmi) mais c'est surtout pour pointer du doigt avec intelligence et humour les dérives de notre époque ultra-connectée.
Que l'on soit un homme ou une femme, célibataire ou en couple, le cas de K. (désolé) ne manque pas de faire écho à notre quotidien ou à celui d'un de nos proches avec les difficultés pour construire une relation amoureuse stable dans une société où il est pourtant si facile de faire des rencontres.
Alors, c'est pour quel sapin Love Addict ?
Caractéristiques principales
Genre : Tranche de vie, critique sociétale
Style graphique : cartoony avec des airs de Robert Crumb pour les représentations des courbes féminines
Love Addict pourrait être la biographie dessinée de pas mal d'hommes vivant dans de grandes villes. Hommes "modernes" effrayés ou broyés par la modernité des relations humaines lors de leur recherche d'amour. Une sorte de portrait doux-amer et intelligent d'une génération de gentils garçons un peu paumés que les nouvelles technologies transforment en tombeurs malheureux.
Love Addict : Confessions d'un Tombeur en Série
Auteur : Koren Shadmi (dessinateur et scénariste)
Maison d'édition : Ici-MêmeDate de sortie : octobre 2015
Quand vous êtes impliqués dans une discussion traitant de comics et que la fatidique question "alors, Marvel ou DC ?" tombe, menaçant de créer un schisme irréversible, il y a toujours quelqu'un pour répondre "Image/Valiant/IDW" pour faire son intéressant et canaliser la haine de l'assemblée. Ce petit malin, eh bien, c'est souvent moi.
Les personnages de Rick Remender (chez Image) vus par Bengal
Quelques unes des nouvelles moutures de séries emblématiques Valiant
En effet, même si je garde une grosse tendresse pour Marvel et DC et que certaines des séries des "big two" continuent à me faire vibrer, il est indéniable que je me suis engagé de manière déterminée sur la voie de l'indé (comics indépendants). Séries débordant de fraîcheur, concepts totalement fous, chouchoutage du lectorat et politiques de prix attractives : aussi bien au niveau éditorial que financier, je me retrouve de plus en plus dans ce que proposent les maisons d'édition indépendantes américaines.
Cela m'oblige donc parfois à devoir passer par des achats de titres en version originale, ceux-ci n'ayant pas (encore) réussi à trouver le chemin vers les plannings éditoriaux des éditeurs français. Voici donc quelques unes de mes lectures V.O les plus délectables de 2015 (il y a quelques titres d'années ultérieures mais que je n'ai lus que cette année donc ce n'est pas vraiment de la triche) :
Rat Queens, volume : Sass and Sorcery
Auteurs : Kurtis J. Wiebe (scénariste), Roc Upchurch (dessinateur), Stjepan Sejic (dessinateur)
Éditeur : Image Comics
Prix : 9,95 €
Honneur aux dames avec Rat Queens, une série aussi drôle qu'explosive mêlant fantasy et féminisme. Le pitch ?
Un groupe d'aventurières grossières, violentes, portées sur les substances illicites et les plaisirs de la chair va devoir mener des quêtes toutes plus tordues et périlleuses les unes que les autres. Who are that girls ?
- Violet, une guerrière Naine hipster (qui a rasé sa barbe avant que cela ne soit cool)
- Hannah, une magicienne Elfe rockabilly
- Dee, une cultiste (oui, oui de ceux qui vénèrent Cthulhu) Humaine athée
- Betty, une voleuse lutine hippie accro aux drogues et aux sucreries
Bref, un beau ramassis de marginales pour leurs peuples respectifs qui, motivées par leur soif d'argent/alcool/sexe/violence, ne vont cesser de provoquer destruction et désolation pour la plus grande joie des lecteurs et l'effroi de leurs contemporains.
Rat Queens c'est un peu comme si le Donjon de Naheulbeuk rencontrait une équipe de roller derby complètement déjantée et c'est juste grandiose avec Kurtis J. Wiebe (Peter Panzerfaust) au scénario et Roc Upchurch puis Stjepan Sejic (oui, l'auteur du très hot Sunstone) au dessin.
Teenage Mutant Ninja Turtles : The IDW Collection volume 1
Auteurs : Kevin Eastman (scénariste), Dan Duncan (dessinateur), Sophie Campbell (dessinatrice)...
Éditeur : IDW publishing
Prix : 50 €
Teenage Mutant Ninja Turtles - The IDW Collectionest l'ouvrage INDISPENSABLE pour tous les fans des tortues, de par son prix (un peu moins de 50 € pour près de 400 pages de plaisir) et parce que cette dernière version des TMNT compte parmi ce qui se fait de mieux niveau comics. Même si le lien de parenté est flagrant avec la dernière série animée de Nickelodeon, le ton y est plus maturesans tourner au glauque avec des scènes épiques et un humour finement dosé. Aux commandes de la série, nous retrouvons Kevin Eastman (co-créateur du comic book original) au scénario, servi par une tripotée de talentueux artistes de la scène indépendante comme Dan Duncan (Translucid, Xenoholics...)et Sophie Campbell (Glory, Jem and the Holograms...).
Ce recueil regroupe les 12 premiers chapitres et les one-shots de la dernière série Teenage Mutant Ninja Turtles publiée chez IDW depuis 2012. Pour les lecteurs VF, il s'agit de la série entamée puis abandonnée par Soleil, réécrivant avec brio les origines de nos 4 chevaliers d'écailles et de vinyle ainsi que de leurs amis et ennemis mythiques.
Il faut se le dire : si la phrase "il n'y a pas que le physique qui compte" marche (peut-être) dans nos relations amoureuses, pour les biens culturels c'est une autre tambouille. Bien-sûr, on peut aller voir chez Le Goûteur pour savoir ce qu'il en est, mais pour le faire il faut déjà qu'un intérêt se soit créé et ce premier déclic passe souvent par la couverture/pochette/jaquette de l'œuvre. Du coup, le groupe The Bohicas a préféré opter pour la sécurité "ceinture + bretelles" avec, en guise de premier contact avec le public, une pochette magnifique dessinée par l'artiste israélien Tomer Hanuka, un monstre du dessin ayant co-signé la sublime bande dessinée Le Divinavec son frère, le tout aussi talentueux Asaf Hanuka.
Le bédéphile en moi était déjà conquis par ce premier aspect et mon côté mélomane allait être mis K.O juste après par la première piste écoutée. Les compositions de l'album The Making of se situent dans les terres sauvages et indomptées du Garage Rock racé britannique avec quelques saveurs californiennes.
Les guitares sont sèches, la batterie se fout allègrement de vos voisins et la voix du lead vocal Dominic McGuinness -bien que jeune et plutôt douce- reste dans les tons rocailleux, le tout avec une maîtrise admirable pour un groupe aussi jeune.
Mais bon, je vous laisse vous référer à l'article de Pedro Thunder sur Fudge Blaster pour plus de précisions quant aux qualités musicales de cette bombe rock et à tester l'album par vous-même :
Alors, c'est pour quel sapin The Making of ?
Caractéristiques principales
Genre : Rock
Style : rugueux, énergique aux sonorités californiennes
Si vous aimez le rock énergique sans arrangements électro avec des grattes électriques vrombissant dans le fond, The Bohicas est fait pour vous et encore plus si vous appréciez les pochettes d'albums stylées. Je ne saurais d'ailleurs que trop vous conseiller la version vinyle en faisant bien attention que votre platine puisse lire les Vinyles "Heavy weight" (plus de 180 grammes)
The Making of
Label : Domino Records
Artistes : The Bohicas Dominic McGuinness (lead vocal et guitariste), Brendan Heaney (batterie), Dominic John (guitariste), Adrian Acolatse (bassiste)
Quand Sony a dévoilé la première bande annonce de Helldivers, je ne sais toujours pas ce qui m'a le plus excité : le fait qu'on puisse éradiquer des vagues d'insectes géants (entre autres) avec des gros flingues ou la possibilité de pouvoir le faire en multijoueur sur le même écran, fonctionnalité souvent absente des jeux console récents.
On serait tenté de ne pas s'attarder sur le scénario de Helldivers en le qualifiant de prétexte pour exterminer des races extraterrestres belliqueuses mais on aurait tort. Ok, c'est bien un prétexte, mais c'est un prétexte vachement drôle et sarcastique aux airs de Starship Troopers ou de Dr Grordbort avec sa campagne pour imposer propager la démocratie aux quatre coins de la galaxie.
Si on ajoute à ça le fun immédiat une fois la manette en main, le gameplay accessible mais nécessitant une certaine habileté (pour commander des armes et des éléments de soutien, il faut effectuer des combinaisons de touches comme dans certains jeux de combat), Helldivers compte parmi ce qui se fait de mieux niveau expériences de jeu en multijoueur.
Autre point positif : dans Helldivers, il y aura toujours quelqu'un pour vous entendre crier grâce aux serveurs toujours remplis et à la possibilité d'inviter des renforts dans vos parties. Ça pourrait vous sauver la mise si vous vous lancez dans des missions trop hardcore pour votre niveau comme moi dans la vidéo ci-dessous (bon après vous risquez d'être la cible de moqueries) :
Alors, c'est pour quel sapin Helldivers ?
Caractéristiques principales
Genre : Twin Stick Shooter (oui, oui, c'est le terme), orgasme multijoueur
Style graphique : 3D vue de dessus
Si vous chérissez l'époque où on pouvait jouer avec ses potes sur le même canapé. Si vous n'avez pas peur de la difficulté et des tirs amis. Si vous voulez mettre la bande son de Starship Troopers en guise de fond sonore pendant que vous dézinguez des vagues d'insectes géants. Eh bien ce jeu est fait pour vous, n'hésitez d'ailleurs pas à vous l'offrir entre potes pour créer une équipe de nettoyeurs galactiques.
Helldivers
Développeur : Arrowhead Game Studios Éditeur : SCEE
Ronan Toulhoat et Vincent Brugeas sont des mutants. Non, pas de ceux qui vivent dans les égouts avec un vieux rat qui se la joue Maître Miyagi. Ce sont des mutants du type qui se fiche des lois de l'évolution du talent et qui font des percées qualitatives spectaculaires à chacune de leurs collaborations.
Si Block 109, leur premier bébé reste toujours cher à mon cœur, il faut se le dire le niveau du duo créatif est tout autre dans leurs dernières œuvres, qu'il s'agisse des dessins de Ronan tutoyant tutoyant les sommets de la profession ou des scénarios toujours plus aboutis de Vincent.
Sorti en début d'année, le premier tome du Roy des Ribauds est en quelque sorte la synthèse de cette folle progression.
L'intrigue du Roy des Ribauds se déroule dans la France du douzième siècle en pleine ébullition du fait des Croisades opposant les mondes chrétien et arabe, mais aussi des luttes de pouvoir internes opposant la noblesse européenne.
Dans ce maelstrom propice aux pires fourberies, nous suivons Tristan, exécuteur des basses besognes du roi Philippe Auguste et surnommé le "Triste Sire" pour son influence et le respect qu'il inspire à ces alliés ou ennemis (des notions interchangeables à l'extrême à cette époque) dans ce monde de violence. Au mauvais endroit, au mauvais moment, notre antihéros va ôter la vie des mauvaises personnes et s'embarquer dans une intrigue d'ampleur internationale qui risque fort d'engloutir tout son univers...
Si je devais classer Le Roy des Ribauds dans un genre, ce serait sûrement celui du thriller historique avec une ambiance proche des romans de Tim Willocks comme Les Douze enfantsde Paris et La Religion avec leurs personnages tout en nuances de gris (plus de 50 en tout cas). Les époques sont certes différentes, mais l'ambiance poisseuse et oppressante sur fond de contexte historique documenté criant de réalisme. Une bombe à la beauté brutale et crasseuse qui nous fait voyager dans le temps, un peu comme si Secrets d'Histoire fusionnait avec True Detective !
Alors, c'est pour quel sapin Le Roy des Ribauds ?
Caractéristiques principales
Genre : Thriller, saga historique
Style graphique : Flirtant entre le comics et une esthétique réaliste, les dessins de Ronan Toulhoat nous régalent la rétine à chaque page. Mention spéciale aux plans de décors tout simplement sublimes.
Si vous aimez les intrigues denses aux personnages tous aussi charismatiques les uns que les autres, Le Roy des Ribauds est pour vous et encore plus si vous êtes féru d'Histoire.
Le Roy des Ribauds
Auteurs : Ronan Toulhoat (dessinateur), Vincent Brugeas (scénariste)
Maison d'édition : AkileosDate de sortie : février 2015
L'histoire de ma "rencontre" avec Notre quelque part est semblable a une histoire d'amour parfaite de film un peu guimauve. Je vous dresse le tableau :
j'étais à la Rochelle pour un week-end placé sous le signe du chill le plus total avec ma bande de pote quand, au détour d'une brocante de bibliothèque, je tombai sur cet ouvrage à la couverture me rappelant les motifs des pagnes Ashanti de mon enfance. Poussé par une bouffée de nostalgie, je feuilletai le bouquin, découvrant quasiment à chaque page des expressions typiques de l'Afrique de l'ouest et des éléments de folklore Ashanti. J'étais définitivement amoureux.
Notre quelque part se déroule dans un Ghana contemporain avec une intrigue amenant le lecteur à faire des allers-retours entre un arrière-pays encore encré dans la tradition et une capitale occidentalisée. Une dualité de modes de vie incarné par les deux personnages principaux de l'ouvrage : Yao Poku, un vieux villageois ne cherchant qu'à vivre tranquillement en savourant son vin de palme, loin des agitations du monde moderne et Kayo Odamtten, un jeune médecin légiste d'Accra revenu au pays après des études prestigieuses en Angleterre mais freiné dans sa carrière par des magouilles typiquement africaines. Ces représentants de deux générations aux antipodes seront amenés à se rencontrer à cause d'une histoire de cadavre retrouvé dans une case du village de Yao Poku. Notre vieux chasseur dira donc adieu à sa tranquillité tandis que le jeune médecin aura enfin la possibilité de briller et d'accéder à des responsabilités à la mesure de son talent.
Sous ses airs de roman policier, Notre quelque part est un récit poétique et philosophique sur une Afrique aux deux visages que l'auteur ghanéen Nii Ayikwei Parkes nous narre avec une tendresse et un style descriptif rendant hommage à la tradition orale Ashanti.
Alors, c'est pour quel sapin Notre quelque part ?
Caractéristiques principales
Genre : roman africain, policier
Si vous avez un tant soit peu vécu en Afrique de l'ouest, Notre quelque part déclenchera chez vous des bouffées nostalgiques. Si vous n'y avez jamais mis les pieds, pas grave, vous voyagerez instantanément et pour découvrir une culture africaine riche et tendre, loin des images de guerre et de famine habituelles. Dans tous les cas, vous passerez un moment unique avec ce roman.
Notre quelque part Auteur : Nii Ayikwei Parkes
Maison d'édition : Zulma
Pagination : 301 pages
Date de sortie : février 2014
Vice-Versa (Inside Out), c'est tout simplement ma plus grosse claque de 2015 niveau cinéma d'animation. Claque tellement puissante qu'elle a pénétré directement dans mon top 5 des meilleurs films d'animation "grand public" de tous les temps.
Et pourtant tout n'était pourtant pas joué au départ, au moment de l'annonce du projet par Disneyet Pixar et de son ambition : propulser le spectateur au cœur du centre de contrôle des émotions de Riley, une petite fille de 11 ans, alors que celle-ci s'apprête à vivre des événements bouleversants.
La magie de Pixar a opéré, feintant mes prédictions pessimistes pour me proposer une expérience magique à la fois drôle et intelligente.
Sur le papier, découvrir ce qui se passait dans la tête d'une pré-ado ne me bottait pas plus que cela, surtout que je voyais déjà venir gags lourdauds et ambiance guimauve à des kilomètres à la ronde.
Et c'est là que la magie de Pixar a opéré, feintant mes prédictions pessimistes pour me proposer une expérience magique à la fois drôle et intelligente. Les cinq émotions régissant les réactions de Riley sont toutes aussi adorables que pertinentes dans leur caractérisation et le scénario – pourtant articulé autour d'une tranche de vie des plus ordinaires dans la vie d'un enfant – fonctionne à merveille !
La recette d'une telle réussite ? Il faut sûrement la chercher du côté de l'approche sensible de Pete Docter, le papa du projet, réalisateur entre autres de Monstres & Cie et Là-haut mais également scénariste des deux premiers Toy Story et de Wall-E.
Pour Vice-Versa, il a su s'entourer d'autres pointures de l'animation comme Michael Arndt (Scénariste de Toy Story 3 et Oscar du meilleur scénario pour Little Miss Sunshine) et Michael Giacchino (compositeur sur la plupart des courts et longs métrages Pixar et Oscar de la meilleure musique de film pour Là-haut).
Enfin, pour se donner les moyens de son ambition, Pixar a également fait appel aux services du Mortimer B. Zuckerman Mind Brain Behavior Institute, un institut américain spécialisé dans l'étude des mécanismes cérébraux, pour superviser l'aspect psychologique du film.
Rarement la devise de Walt Disney "pour chaque éclat de rire, il faut une larme" aura été aussi bien appliquée.
Vous vous souvenez des passages riches en émotion et notamment du sublime premier quart d'heure de Là-haut ? Eh bien, c'est ce qui vous attend tout le long de Vice-Versa et de son périple émotionnel. On y passe de moments de rire (provoqués plus par l'identification aux personnages et aux situations que par de gros gags à proprement parler) à des pincements au cœur aux saveurs nostalgiques.
Rarement la devise de Walt Disney "pour chaque éclat de rire, il faut une larme" aura été aussi bien appliquée dans un film de sa firme et, chose cocasse, c'est le fait d'un studio racheté.
Alors, c'est pour quel sapin Vice-Versa ?
Caractéristiques principales
Genre : film d'animation, comédie familiale
Style graphique : cartoony en images de synthèse
Riche, drôle et émouvant... Si vous avez un cœur, il y a de fortes chances que Vice-Versa s'y loge pour définitivement. Peut-être le meilleur Pixar et pas loin d'être, objectivement, le "Disney" le plus intelligent à ce jour.
Vice-Versa Auteurs : Pete Docter (réalisateur et scénariste), Ronnie Del Carmen (co-réalisateur) Michael Arndt (co-scénariste), Michael Giacchino (musique)
Studio : Pixar Animation Studios et Walt Disney Pictures
Date de sortie : juin 2015