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12.6.17

Urban tome 4 : une "Enquête immobile" qui remue les tripes

Deux ans après la sortie de son tome 3, la série Urban est de retour en librairie. Toujours dessinée le virtuose Roberto Ricci, l'histoire scénarisée par le très prolifique (euphémisme) Luc Brunschwig est sur le point de toucher à sa fin et ce pénultième volume nous prépare à cette échéance, en commençant par démêler les nœuds de son intrigue...

Tandis que les trois premiers tomes d'Urban nous servaient de guides touristiques dans les méandres de Monplaisir, la mégalopole / parc d'attraction à la beauté décadente, le quatrième se penche sur son histoire et son ADN. Via des flashbacks ou directement au gré des interactions des personnages, Luc Brunschwig nous plonge aux origines viciées et boueuses du "dernier endroit où ça rigole dans la galaxie". Car, même si l'on s'en doutait, Monplaisir ne s'était pas construite en trois jours (pas loin...), ni sans casse – aussi bien physique que psychologique –, la réalité derrière les néons est encore plus triste que ce à quoi l'on pouvait s'attendre...
Si les phases d'actions sont quasiment inexistantes dans cette "Enquête immobile", l'intrigue elle, avance à cent à l'heure à grands bonds de bottes de sept lieues. Au fil des pages et des révélations, un sentiment de gâchis humain va ainsi imprégner le lecteur qui risque fort d'être ébranlé dans ses certitudes vis-à-vis des protagonistes de la série. Car si Luc Brunschwig a su nous prouver qu'il maîtrisait quelque chose en plus d'un quart de siècle de carrière, c'est bien la construction de personnages complexes. Ne soyez donc pas étonnés d'éprouver de la peine pour des personnages détestables, au détour d'une page ou de l'agacement envers d'autres pourtant vertueux. Des traits de caractères soulignés à la perfection par les dessins d'un Roberto Ricci habité, dont le trait touche au but avec une justesse et un impact rarement atteints dans la série. C'est simple, certaines planches remuent les tripes de par leur intensité émotionnelle graphique et narrative...
Quand vous refermerez ce quatrième tome d'Urban, vous ne pourrez plus nier l'évidence : la fin est proche. Non seulement celle de la publication éditoriale de la série, qui n'a plus qu'un tome devant elle, mais également celle de l'univers que le duo Brunschwig / Ricci a su construire avec brio ces six dernières années. En effet, telles des divinités préparant un cataclysme pour purifier leur création, ils viennent de mettre un branle un dernier acte auquel j'ai du mal à entrevoir une issue heureuse. Pourtant, derrière cette appréhension liée à mon attachement  pour Zacchary Buzz – le héros courageux mais un peu naïf du récit –, je n'ai qu'une hâte : replonger dans l'univers d'Urban et me délecter de son final qui s'annonce crépusculaire à souhait. Par ailleurs, pour ceux qui n'auraient pas encore commencé la série, Futuropolis propose de se lancer dans l'aventure avec un pack comportant les deux premiers tomes à petit prix :
Ce pack contient les tomes 1 et 2 d'Urban

Crédits planches : © 2017 Luc Brunschwig, Roberto Ricci © Futuropolis

Alors, ça a quel goût Urban ?

Caractéristiques principales
  • Genre : anticipation, science-fiction, dystopie
  • Style graphique : magnifique, entre le réalisme et le comics
œuvres similaires
  • BD et romans : The Running ManL'Incal, 1984
  • Ciné & TV : Blade Runner, Metropolis, Soleil Vert
  • Jeux Vidéo : Nomad Soul, Deus Ex, République
  • Musique : la BO de Nomad Soul, Sin City d'ACDC
Thriller d'anticipation magistral, aussi bien par sa plastique, assurée par les crayons de Roberto Ricci, que par son intrigue issue de l'esprit prolifique de Luc Brunschwig, Urban fait partie de ces œuvres disposant d'une identité propre, une âme.
Un indispensable, tout simplement.


Urban
Auteurs : Luc Brunschwig (scénario), Roberto Ricci (dessins)
Éditeur : Futuropolis
Nombre de pages : 64 pages
Prix : 16 €

14.11.16

Les gourmandises oculaires #2 : mes chouchous de l'Inktober 2016

Si pour la majorité de la population, le mois d'octobre se traverse en voguant sur les torrents de houblon de l'Oktoberfest, une poignée d'initiés – qui peuvent également s'envoyer quelques pintes par le fond – se lancent valeureusement dans l'Inktober, un rite mettant à l'honneur un autre liquide : l'encre. Lancé en 2009 par l'artiste Jake Parker, ce challenge propose de livrer une illustration à l'encre, chaque jour si possible, avec la possibilité de suivre une liste thématique.

Cette année, j'ai décidé de partager avec vous 31 illustrations m'ayant tapé dans l'œil, qu'elles respectent la liste thématique, ou non. N'hésitez pas à visiter les pages de leurs talentueux artistes :

Le dessinateur italien de la série Urban a joué le jeu jusqu'au bout et met en vente les 31 dessins réalisés . Dépêchez-vous, s'ils vous intéressent, ils partent comme des petits pains !




Le dessinateur du Roy des Ribauds continue de régaler les amateurs d'Histoire en respectant la liste thématique mais en la tournant à la sauce pirate. Le résultat, une série de dessin qui sent bon le rhum, la poudre et les références à Robert Louis Stevenson, l'auteur de L'Île au trésor.

Une dessinatrice ukrainienne qui manie à la perfection les poses, qu'elles soient puissantes ou sensuelles, ainsi que l'anatomie (ouhlala, ces mains, j'ai chaud...). Un véritable régal pour la rétine !


Cette artiste de Toronto nous a livré un Inktober floral du plus bel effet alors que l'automne s'installait tranquillement. Peu importe si elle n'est pas allé au bout du challenge, ses quelques illustrations sont un véritable enchantement !

 Balak (attention NSFW, c'est que pour les grands !)
Entre la diffusion imminente de la série TV Lastman et la sortie du tome 9 en librairie, le créateur du Turbomedia, amateur de doudounes devant l'éternel, s'est fendu de quelques dessins tout en courbes.


Cet artiste australien nous a composé une poésie d'encre et d'aquarelles qui donne envie de se faire un chocolat chaud en écoutant de la folk, pelotonné dans son canapé. "Dope", comme disent les jeunes.

J'étais déjà fan de Monsieur Kopinski pour ses travaux exceptionnel sur l'univers post-apocalyptique et transmedia de DEGENESIS (tu ne le sais pas encore mais tu vas être fan à mort). Avec son Inktober sous le signe de l'hommage (Moebius, Wolverine...), il a définitivement volé mon cœur...

Illustrateur de génie doublé d'un vulgarisateur scientifique à l'humour souvent juste, Boulet nous a proposé un Inktober sur le thème de la relation entre l'Homme et l'animal, frais et plein de petit traits.

Notre illustratrice française expatriée au Canada ne chôme décidément pas. En plus de nous préparer un kickstarter sur un projet BD touchant (on en parle bientôt), elle trouve le temps de rendre hommage à quelques séries de qualité comme Over the Garden Wall ou The Legend of Korra.

Si vous êtes fans de Disney, jetez-vous sur le Tumblr de cette artiste californienne qui – en plus de dessiner de bien jolies choses pour la firme de Mickey – nous régale de pinups colorées.


Plutôt discret sur la toile malgré son immense talent, cet artiste freelance argentin n'a pas rigolé avec cet Inktober et nous a balancé, l'air de rien, deux-trois dessins décrocheurs de mâchoires.

La dessinatrice d'Isaline confirme son amour pour les sorcières avec une série d'illustrations mettant en scène les consœurs d'Harry Potter et de Norbert Dragonneau. Ambiance cocooning et soupe aux potirons au programme, on en redemande !

Pour continuer dans les thématiques pas très catholiques, l'illustrateur de Dallas (la ville, pas la série) a carrément composé un univers d'une beauté terrifiante autour de créatures cornues. Oserez-vous toutes les contempler ?

Cet artiste irlandais a rendu hommage aux action-RPGs horrifiques de FromSoftware. Si vous avez été traumatisés par la série des "Souls" ou par Bloodborne, ses illustrations vont vous rappeler de bien cuisants souvenirs. Perso, je suis un tantinet maso donc...


Alors, qu'en pensez-vous ? Bien sûr, je n'ai pas pu partager toutes les créations qui m'ont décroché la mâchoire durant cet Inktober 2016, il y a eu tant de qualité et je ne peux pas avoir les yeux partout. Du coup, s'il y a un artiste que vous auriez aimé faire découvrir, n'hésitez pas à m'en faire part sur ma page Facebook ! 

25.4.16

Le Cœur de l'ombre : Roberto Ricci et Laura Iorio braquent nos cœurs à l'italienne

Cet article est tiré de mon interview de Laura Iorio et de Roberto Ricci. Il se concentre sur Le Cœur de l'ombre, la nouvelle collaboration du couple publiée aux éditions Dargaud.
En prenant de l'âge, les contes prennent une saveur toute particulière avec toute cette noirceur en arrière-goût que nous parvenons enfin à déceler grâce à nos palais adultes. C'est cette essence douce-amère que Tim Burton a d'ailleurs su capturer dans ses premiers films, assaisonnant le tout à la sauce gothique. Depuis, ce conteur de l'étrange s'est quelque peu perdu dans des dimensions plus édulcorées mais, en attendant qu'il retrouve le "droit chemin" (avec Miss Peregrine's Home for Peculiar Children ?), une foule d'artistes ayant été influencés par sa patte nous livrent leurs visions fantasmagoriques des contes pour enfants. C'est le cas de Laura Iorio, de Roberto Ricci et de Marco Cosimo D'Amico qui s'apprêtent à nous livrer Le Cœur de l'ombre. Compte-rendu de mon interview centrée sur Laura Iorio et de mon premier contact avec L'Uomo nero.
Laura Iorio et Roberto Ricci, toujours souriants
LGC : Alors, que pouvez-vous me dire sur Le Cœur de l'ombreLaura ? Est-ce votre premier travail de couple avec Roberto ?
Laura Iorio : Non, nous avons déjà travaillé ensemble chez BDMusic sur l'ouvrage  June Christy scénarisé par Giancarlo Dimaggio. Je m'occupe des illustrations et du scénario avec Marco Cosimo D'Amico, tandis que Roberto se charge du storyboarding et de la couleur avec moi. Je travaille dans l'illustration à la base, mais comme c'est un secteur compliqué, je me suis également tournée vers la BD. Depuis 2015, j'ai recommencé à travailler dans l'illustration et je prépare un premier album illustré sur un conte écrit par mon amie et collègue Daniela Volpari.  
Le Cœur de l'ombre, c'est l'histoire de Luc, un petit garçon français de 10 ans avec des origines italiennes. Il a la particularité d'avoir peur de tout à cause d'une mère protectrice. Chaque nuit il reçoit en fait la visite de L'Uomo Nero / L'Homme Noir, un croque-mitaine de célèbres comptines italiennes utilisé par les parents pour forcer les enfants à être sages.

Laura Iorio : Une nuit, Luc arrive à toucher L'Uomo Nero, ce qui inquiète celui-ci. Du coup, il emmène le petit garçon au Royaume des ombres, le monde de tous les Boogie Men (NDLR : croque-mitaines), très inspiré par l'esthétique de Tim Burton. Ce sera le début d'un road trip aux airs de quête initiatique dans le monde entier entre toutes les dimensions pour en savoir plus sur le phénomène du fameux contact physique. 
Illustration préparatoire et recherche pour L'Uomo Nero
LGC : Ça a l'air vraiment excellent ! Je suis friand de BD jeunesse et votre patte graphique fait bien ressortir la thématique fantasmagorique du récit. On ressent une influence "Burtonesque" mais pas que. Quelles sont vos autres sources d'inspiration ?
Laura Iorio : Pour l'illustration, mes références sont Rebecca Dautremer et notamment son Babayaga, les courants de peinture comme les Préraphaélites (mouvement de peinture anglaise du 19e siècle) et le Golden Age Américain (1880-1920) dont Norman Rockwell était un des plus célèbres représentants. Enfin,comme Roberto, je suis une grande fan de Bernie Wrightson et de son Frankenstein.
Niveau BD, je suis très manga et j'adore La Rose de Versailles / Lady Oscar de Riyoko IkedaVideo Girl Aï de Masakazu Katsura et Maison Ikkoku de Rumiko Takahashi, J'ai d'ailleurs voté pour cette dernière pour le Grand Prix d'Angoulême. J'ai aussi quelques coups de cœur comics et BD dont le Elektra Assassin de Bill Sienkiewicz et l'œuvre entière du dessinateur italien Gipi (Notes pour une histoire de guerre).
 Découvrez les magnifiques peintures de Laura Iorio
Laura Iorio est une virtuose de la gouache sur papier 
Pour les films, je suis bien entendu fan de Tim Burton mais aussi de Thrillers et d'adaptations de romans. Si je devais dresser une liste, ce serait Sunset Blvd. de Billy WilderArsenic and Old Lace de Frank Capra et Back To The Future de Robert Zemeckis.
Pour la musique, j'écoute pas mal de jazz et de grandes voix féminines comme Aretha Franklin ou Ella Fitzgerald et je suis une grande fan de David Bowie.
LGC : Je vous remercie pour toutes ces réponses, je surveillerai Le Cœur de l'ombre avec attention. Bonne continuation à tous les deux et à bientôt !
Laura et Roberto : À bientôt !
Sources images : Le blog de Laura Iorio 

Alors, ça a quel goût Le Cœur de l'ombre ?

Caractéristiques principales
  • Genre : conte fantasmagorique, BD jeunesse, aventure
  • Style graphique : illustration à la peinture, esthtéique gothique
œuvres similaires
  • BD et romans : L'Étrange vie de Nobody Owens, La Triste fin du petit Enfant Huitre et autres histoires
  • Ciné & TV : Coraline, Paranorman, Nocturna 
  • Jeux Vidéo : American McGee's Alice, Puppeteer
  • Musique : les BO des films de Tim Burton (avant Alice), les compositions de Bruno Coulais
Prenant la forme d'un conte fantasmagorique surprenant graphiquement, Le Cœur de l'ombre nous propose un road trip initiatique  pour exorciser les peurs de l'enfance. Un récit destiné aussi bien aux enfants qu'à leurs parents.

Le Cœur de l'ombre
Auteurs : Laura Iorio (scénario et dessins) Marco Cosimo D'Amico (scénario), et Roberto Ricci (dessins)
Éditeur : Dargaud
Nombre de pages : 104 pages
Date de sortie : 29/04/16
Prix : 17,95 €

25.4.16

Urban : le futur brillant et décadent de Roberto Ricci et Luc Brunschwig

Cet article est tiré de mon interview de Roberto Ricci et de Laura Iorio. Il se concentre sur Urban, la série d'anticipation scénarisée par Luc Brunschwig et dessinée par Roberto Ricci publiée chez Futuropolis.
Quand on est un amateur de belles images, il arrive que l'on jette son dévolu sur des bandes dessinées uniquement pour leur aspect graphique, sans prendre vraiment garde au scénario : une couverture qui attire l'œil et qui pousse à prendre l'ouvrage en main, une ouverture au hasard de celui-ci sur une page superbement illustrée avec une composition efficace et c'est le passage en caisse.
Une illustration de Roberto Ricci en clin d'œil à la ville de Lyon
Ce fut mon cas à la base pour Urban et puis –après avoir refixé ma mâchoire, décrochée par les dessins de Roberto Ricci– je me suis plongé dans le scénario de Luc Brunschwig (que je ne connaissais pas encore à l'époque). Le choc graphique fut alors complété par une claque narrative et acheva de me rendre accro à cette enquête prenant place dans un futur décadent où le divertissement semble n'avoir plus aucunes limites. Après avoir eu l'honneur d'interviewer le scénariste Luc Brunschwig en novembre 2015, je marchai à nouveau sur un nuage en janvier dernier en rencontrant Roberto Ricci, son talentueux dessinateur pour parler de leur collaboration.
LGC :  Vous travaillez avec Luc Brunschwig  depuis 5 ans sur la série Urban dont je suis un énorme fan. Pouvez-vous m'en dire plus sur votre duo de choc s'il vous plaît ?
Roberto Ricci : On s'est rencontrés en 2008, au moment où on essayait de faire éditer Le Cœur de l'ombre avec LauraLuc était alors éditeur chez Futuropolis. Il refusa le projet mais nous restâmes en contact (rires). J'ai ensuite commencé à bosser avec Marco D'Amico sur Moksha, une BD chez Robert Laffont mais l'éditeur stoppa sa collection en 2009 et la série s'arrêta au tome 1. J'ai recontacté Luc pour lui proposer de faire un one shot pour lui, c'est là qu'il m'embarqua dans l'aventure Urban en me la présentant comme un projet en 6 tomes.
LGC : Je crois que Luc Brunschwig avait déjà tenté de narrer l'histoire d'Urban sous le nom d'Urban Games avec Jean-Christophe Raufflet en 1999. Ça n'a pas été trop compliqué de reprendre le projet des années après ?
Roberto Ricci : Oui, l'histoire avait été publiée sous une forme incomplète chez Les Humanoïdes Associés et il y avait eu un problème avec le dessinateur d'origine. Au début j'étais tenté de refuser de reprendre le projet car j'en avais marre de bosser sur de la SF, je souhaitais réellement dessiner des tranches de vie à cette époque. Luc m'envoya quand-même le scénario et ce fut le coup de foudre de mon côté. Futuropolis racheta donc les droits de la série aux Humanos, je fis un essai pour le personnage de Zach (le personnage principal) et ce fut au tour de Luc d'avoir le coup de foudre (rires).
 Découvrir toutes les étapes de créations d'une couverture
LGC : Ah l'amour ! J'imagine que cette "symbiose" de vos visions artistiques influent positivement sur votre méthode de travail.
Roberto Ricci : Nous travaillons essentiellement par mail et par Skype. C'est parfois long car les descriptions que Luc m'envoie sont assez denses. Je storyboarde ensuite et nous échangeons énormément jusqu'à ce que l'alchimie opère.
LGC : On en est au tome 3 d'Urban, la série est toujours prévue en 6 tomes ? Quand prévoyez-vous la sortie du tome 4 ?
Roberto Ricci : L'histoire a été réduite à 5 tomes pour éviter de trop décompresser. C'est plus dur pour moi car le storyboard doit être beaucoup plus percutant et nerveux. Je crois que c'est mon travail le plus dur à ce jour. Le tome 4 est prévu pour septembre 2016 (NDLR : depuis cette interview, la date de publication a été repoussée en 2017).
LGC : Et pour la suite, je trouve qu'Urban se prête à une adaptation en série TV ou en films. Il y a quelque chose dans les tuyaux ?
Roberto Ricci :  Un projet de série TV a été optionné par un réalisateur français donc wait and see !
En attendant une hypothétique adaptation d'Urban à la TV ou au cinéma, je vous propose de (re)découvrir la bande annonce réalisée du tome 1 réalisée par Michel Pesce :

Sources images : Le blog de Roberto Ricci

Alors, ça a quel goût Urban ?

Caractéristiques principales
  • Genre : anticipation, science-fiction, dystopie
  • Style graphique : magnifique, entre le réalisme et le comics
œuvres similaires
  • BD et romans : The Running Man, L'Incal, 1984
  • Ciné & TV : Blade Runner, Metropolis, Soleil Vert
  • Jeux Vidéo : Nomad Soul, Deus Ex, République
  • Musique : la BO de Nomad Soul, Sin City d'ACDC
Thriller d'anticipation magistral, aussi bien par sa plastique assurée par les crayons de Roberto Ricci, que par son intrigue issue de l'esprit prolifique de Luc Brunschwig, Urban fait partie de ces œuvres disposant d'une identité propre, une âme.
Un indispensable, tout simplement.


Urban
Auteurs : Luc Brunschwig (scénario), Roberto Ricci (dessins)
Éditeur : Futuropolis
Nombre de pages : 56 pages
Prix : 13,20 €