Découvrez-en plus sur les projets de Ronan Toulhoat

Je vous présente régulièrement un créateur car sans eux, pas de magie !

Focus Giannis Milonogiannis

Interview de Giannis Milonogiannis

Critique Le Monde à tes pieds

La critique d'un des meilleurs romans graphiques de l'année 2017

Focus on Collaboration horizontale

Carole Maurel et Navie vous parlent de leur Collaboration horizontale

Dernier Créateur

Je vous présente régulièrement un créateur car sans eux, pas de magie !

Focus on Julien Carette

Découvrez Julien Carette

Portrait de Chance The Rapper

Découvrez le meilleur rappeur du moment

Dernière News

Je vous débrieffe l'actualité chaude et bouillante !

Découvrez Arno Monin

Interview du dessinateur de L'Adoption

Olivier Fallaix présente Crunchyroll

Présentation de Crunchyroll par Olivier Fallaix;

Dernière critique

J'ai goûté à un livre / film / jeu vidéo / album etc. je vous dis ce que j'en pense, sans langue de bois !

Focus Bulle

Les interviews des membres de l'équipe de la librairie Bulle

Affichage des articles dont le libellé est Futuropolis. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Futuropolis. Afficher tous les articles

12.7.17

La Mémoire dans les poches : la BD dans la peau

Bob Morane Renaissance, Urban, Le Pouvoir des Innocents : Je ne connaissais principalement Luc Brunschwig que pour ses récits d'aventure et d'action efficaces et profonds. Avec La Mémoire dans les poches, j'ai été percuté de plein fouet par la facette intimiste de l'auteur... Présentation de la série à l'occasion de la sortie du troisième et dernier tome.

La Mémoire dans les poches, c'est l'histoire d'un papy qui rentre dans un bar et qui demande à une jeune mère si elle peut le dépanner d'un allaitement... Si l'on s'arrête là, le synopsis nous emmène vers une blague de comptoir bien grasse. Heureusement, ce n'est pas le genre de Luc Brunschwig (*tousse*) et au fil des pages, l'on comprend que l'auteur a décidé avec cette œuvre de livrer sa vision la plus intimiste des rapports familiaux entre individus.

Si La Mémoire dans les poches sonne si juste, c'est parce que Luc Brunschwig y a injecté énormément de vécu et y a transposé les traits de personnalité de ses parents, en écrivant les personnages. Il m'a ainsi expliqué que Laurent (le fils du récit) était un mix de son frère et de lui-même et que le quiproquo du repas de famille, dans le premier tome, lui était vraiment arrivé. Au niveau historique – car le récit navigue entre la Seconde Guerre mondiale et une époque plus contemporaine –, l'auteur a voulu raconter ce que ses parents ont vécu, notamment son père. Le tome 3 prend même la forme d'une vraie déclaration d'amour filial qui prend aux tripes de par sa symbolique, encore une fois illustrée de main de maître par le dessinateur Étienne Le Roux (14-18, WW 2.2...). Ce dernier ne s'est d'ailleurs pas tourné les pouces durant les six années qui ont séparé le second tome du troisième et dernier volume. Son trait est encore plus expressif et l'on ressent les émotions – exprimées ou tues – des personnages, dès le premier coup d'œil...

Vous l'aurez compris, cette trilogie est une mise à nu qui force le respect et qui amène à considérer la bande dessinée que l'on tient entre ses mains avec déférence. Pour ma part, elle m'a permis de découvrir l'une des plus belles facettes de Luc Brunschwig, qui n'est donc pas qu'un aventurier solitaire qui tente de rendre la justice dans des cités parcs d'attractions à l'autre bout de la galaxie. Mais je n'en dis pas plus, à vous de juger sur pièce 
 Achetez l'intégrale de La Mémoire dans les poches

Crédits planches : © 2017 Luc Brunschwig, Étienne Le Roux © Futuropolis

Alors, ça a quel goût La Mémoire dans les poches ?

Caractéristiques principales
  • Genre : tranche de vie, fiction autobiographique, drame
  • Style graphique : semi-réaliste, franco belge
œuvres similaires
  • BD et romans : L'Adoption, L'Histoire de l'amour
  • Ciné & TV : Les Grandes vacances, Un Village français
  • Musique : la BO de La Vie est belle fonctionne à merveille
Avec La Mémoire dans les poches, Luc Brunschwig dévoile au grand jour toute la sensibilité qu'on lui devinait et prouve encore une fois son talent à dépeindre la complexité des rapports humains. Sorte d'autobiographie fictionnelle, ce récit brille par l'absence de jugement qu'il porte sur des personnages tout en aspérité et par sa capacité à traiter du traumatisme de la shoah sans donner dans le pathos.

La Mémoire dans les poches
Auteurs : Luc Brunschwig (scénario), Étienne Le Roux (dessins)
Éditeur : Futuropolis
Nombre de pages : environ 70-80 pages par tomes
Prix : 16-17 € par tomes, 40 € pour l'intégrale

12.6.17

Urban tome 4 : une "Enquête immobile" qui remue les tripes

Deux ans après la sortie de son tome 3, la série Urban est de retour en librairie. Toujours dessinée le virtuose Roberto Ricci, l'histoire scénarisée par le très prolifique (euphémisme) Luc Brunschwig est sur le point de toucher à sa fin et ce pénultième volume nous prépare à cette échéance, en commençant par démêler les nœuds de son intrigue...

Tandis que les trois premiers tomes d'Urban nous servaient de guides touristiques dans les méandres de Monplaisir, la mégalopole / parc d'attraction à la beauté décadente, le quatrième se penche sur son histoire et son ADN. Via des flashbacks ou directement au gré des interactions des personnages, Luc Brunschwig nous plonge aux origines viciées et boueuses du "dernier endroit où ça rigole dans la galaxie". Car, même si l'on s'en doutait, Monplaisir ne s'était pas construite en trois jours (pas loin...), ni sans casse – aussi bien physique que psychologique –, la réalité derrière les néons est encore plus triste que ce à quoi l'on pouvait s'attendre...
Si les phases d'actions sont quasiment inexistantes dans cette "Enquête immobile", l'intrigue elle, avance à cent à l'heure à grands bonds de bottes de sept lieues. Au fil des pages et des révélations, un sentiment de gâchis humain va ainsi imprégner le lecteur qui risque fort d'être ébranlé dans ses certitudes vis-à-vis des protagonistes de la série. Car si Luc Brunschwig a su nous prouver qu'il maîtrisait quelque chose en plus d'un quart de siècle de carrière, c'est bien la construction de personnages complexes. Ne soyez donc pas étonnés d'éprouver de la peine pour des personnages détestables, au détour d'une page ou de l'agacement envers d'autres pourtant vertueux. Des traits de caractères soulignés à la perfection par les dessins d'un Roberto Ricci habité, dont le trait touche au but avec une justesse et un impact rarement atteints dans la série. C'est simple, certaines planches remuent les tripes de par leur intensité émotionnelle graphique et narrative...
Quand vous refermerez ce quatrième tome d'Urban, vous ne pourrez plus nier l'évidence : la fin est proche. Non seulement celle de la publication éditoriale de la série, qui n'a plus qu'un tome devant elle, mais également celle de l'univers que le duo Brunschwig / Ricci a su construire avec brio ces six dernières années. En effet, telles des divinités préparant un cataclysme pour purifier leur création, ils viennent de mettre un branle un dernier acte auquel j'ai du mal à entrevoir une issue heureuse. Pourtant, derrière cette appréhension liée à mon attachement  pour Zacchary Buzz – le héros courageux mais un peu naïf du récit –, je n'ai qu'une hâte : replonger dans l'univers d'Urban et me délecter de son final qui s'annonce crépusculaire à souhait. Par ailleurs, pour ceux qui n'auraient pas encore commencé la série, Futuropolis propose de se lancer dans l'aventure avec un pack comportant les deux premiers tomes à petit prix :
Ce pack contient les tomes 1 et 2 d'Urban

Crédits planches : © 2017 Luc Brunschwig, Roberto Ricci © Futuropolis

Alors, ça a quel goût Urban ?

Caractéristiques principales
  • Genre : anticipation, science-fiction, dystopie
  • Style graphique : magnifique, entre le réalisme et le comics
œuvres similaires
  • BD et romans : The Running ManL'Incal, 1984
  • Ciné & TV : Blade Runner, Metropolis, Soleil Vert
  • Jeux Vidéo : Nomad Soul, Deus Ex, République
  • Musique : la BO de Nomad Soul, Sin City d'ACDC
Thriller d'anticipation magistral, aussi bien par sa plastique, assurée par les crayons de Roberto Ricci, que par son intrigue issue de l'esprit prolifique de Luc Brunschwig, Urban fait partie de ces œuvres disposant d'une identité propre, une âme.
Un indispensable, tout simplement.


Urban
Auteurs : Luc Brunschwig (scénario), Roberto Ricci (dessins)
Éditeur : Futuropolis
Nombre de pages : 64 pages
Prix : 16 €

17.6.16

Étunwan fait revivre l'Ouest sauvage américain [Coup de cœur]

Je n’ai jamais vraiment aimé utiliser le terme de roman graphique. Je trouvais que cette appellation servait un peu trop d’alibi à une certaine catégorie de personnes souhaitant se distinguer des lecteurs de bandes dessinées " classiques "… J’ai donc décidé d’employer ce qualificatif avec parcimonie et de ne le réserver qu’aux ouvrages dont la composition graphique et narrative emprunte avec brio les codes de la littérature et de la bande dessinée.
Avec ses magnifiques planches contemplatives et ses envolées lyriques, Étunwan : celui-qui-regarde vient d’entrer haut-la-main dans ce club ultra-select ainsi que dans celui (encore plus restreint) de mes coups de cœur absolus.
Prenant place dans l’Amérique de la fin du XIXe siècle en plein "domptage" de la nature sauvage et de ses peuples natifs par l’homme blanc, Étunwan est doté de cette beauté mélancolique propre aux œuvres dépeignant des temps bientôt révolus. On y suit Joseph –un photographe de Pittsburgh– qui devait juste participer à une expédition scientifique en territoire Sioux mais qui finit par tomber amoureux de l'environnement et la culture de cette civilisation en passe d'être bouleversés à jamais. Au retour de sa mission, il décide donc de monter sa propre expédition spécialement dédiée à l'observation et à la photographie de ces natifs américains, plusieurs décennies avant les travaux –magnifiques mais factices– d'Edward Curtis.
Vous vous dites déjà "Chouette ! Une plongée dans l'Amérique sauvage avec de la photo en mode #NoFilter en plus" ? Attendez, un peu : ce pitch de base qui aurait suffi à nous délivrer une expérience narrative contemplative sur fond de naturalisme n'est que le face émergée de l'iceberg Étunwan. L'expédition de Joseph ira ainsi plus loin que sa visée naturaliste initiale et le photographe découvrira –entre autres– Charles Baudelaire ainsi qu'une face de sa propre personnalité qui s'éveillera au contact de cette nature sauvage et ensorcellante. Une œuvre définitivement riche et vibrante de passion(s) donc, narrée et illustrée avec maestria par un Thierry Murat (Les larmes de l'assassin, Le Vieil homme et la mer...) qui aborde avec ce récit des thématiques qui lui sont chères comme l'histoire des peuples natifs américains ou la photographie ancienne. 
Vous l'aurez compris, Étunwan est pour moi un gros coup de cœur avec une recette reprenant les meilleurs ingrédients de la bande dessinée et de la littérature (on ira chercher du côté des auteurs américains du XIXe siècle, là). En lisant cet ouvrage, vous serez assurément un émerveillement de chaque instant provoqué soit par les magnifiques doubles pages sépia soit par la plume fiévreuse de Joseph / Thierry Murat
En ces temps de culte de l'instantanéité et de l'intensité (dans la photographie également), Étunwan constitue une parenthèse contemplative rafraîchissante et donc un indispensable à obtenir et à offrir.

Alors, ça a quel goût Étunwan ?

Caractéristiques principales
  • Genre : Roman graphique, historique
  • Style graphique : Éthéré, toiles sépia
œuvres similaires
  • BD et romans : La Ruée vers l'Ouest, Paroles indiennes
  • Ciné & TV : In the land of the Head Hunters, Dead Man
  • Musique : La folk indienne d'Alela Diane ou de Mariee Sioux
Étunwan est une œuvre poétique et intimiste qui ravira les amateurs de photographie et de récits sur les Amérindiens.

Étunwan : celui-qui-regarde
Auteur : Thierry Murat
Éditeur : Futuropolis
Nombre de pages : 160 pages
Prix : 23 €

25.4.16

Urban : le futur brillant et décadent de Roberto Ricci et Luc Brunschwig

Cet article est tiré de mon interview de Roberto Ricci et de Laura Iorio. Il se concentre sur Urban, la série d'anticipation scénarisée par Luc Brunschwig et dessinée par Roberto Ricci publiée chez Futuropolis.
Quand on est un amateur de belles images, il arrive que l'on jette son dévolu sur des bandes dessinées uniquement pour leur aspect graphique, sans prendre vraiment garde au scénario : une couverture qui attire l'œil et qui pousse à prendre l'ouvrage en main, une ouverture au hasard de celui-ci sur une page superbement illustrée avec une composition efficace et c'est le passage en caisse.
Une illustration de Roberto Ricci en clin d'œil à la ville de Lyon
Ce fut mon cas à la base pour Urban et puis –après avoir refixé ma mâchoire, décrochée par les dessins de Roberto Ricci– je me suis plongé dans le scénario de Luc Brunschwig (que je ne connaissais pas encore à l'époque). Le choc graphique fut alors complété par une claque narrative et acheva de me rendre accro à cette enquête prenant place dans un futur décadent où le divertissement semble n'avoir plus aucunes limites. Après avoir eu l'honneur d'interviewer le scénariste Luc Brunschwig en novembre 2015, je marchai à nouveau sur un nuage en janvier dernier en rencontrant Roberto Ricci, son talentueux dessinateur pour parler de leur collaboration.
LGC :  Vous travaillez avec Luc Brunschwig  depuis 5 ans sur la série Urban dont je suis un énorme fan. Pouvez-vous m'en dire plus sur votre duo de choc s'il vous plaît ?
Roberto Ricci : On s'est rencontrés en 2008, au moment où on essayait de faire éditer Le Cœur de l'ombre avec LauraLuc était alors éditeur chez Futuropolis. Il refusa le projet mais nous restâmes en contact (rires). J'ai ensuite commencé à bosser avec Marco D'Amico sur Moksha, une BD chez Robert Laffont mais l'éditeur stoppa sa collection en 2009 et la série s'arrêta au tome 1. J'ai recontacté Luc pour lui proposer de faire un one shot pour lui, c'est là qu'il m'embarqua dans l'aventure Urban en me la présentant comme un projet en 6 tomes.
LGC : Je crois que Luc Brunschwig avait déjà tenté de narrer l'histoire d'Urban sous le nom d'Urban Games avec Jean-Christophe Raufflet en 1999. Ça n'a pas été trop compliqué de reprendre le projet des années après ?
Roberto Ricci : Oui, l'histoire avait été publiée sous une forme incomplète chez Les Humanoïdes Associés et il y avait eu un problème avec le dessinateur d'origine. Au début j'étais tenté de refuser de reprendre le projet car j'en avais marre de bosser sur de la SF, je souhaitais réellement dessiner des tranches de vie à cette époque. Luc m'envoya quand-même le scénario et ce fut le coup de foudre de mon côté. Futuropolis racheta donc les droits de la série aux Humanos, je fis un essai pour le personnage de Zach (le personnage principal) et ce fut au tour de Luc d'avoir le coup de foudre (rires).
 Découvrir toutes les étapes de créations d'une couverture
LGC : Ah l'amour ! J'imagine que cette "symbiose" de vos visions artistiques influent positivement sur votre méthode de travail.
Roberto Ricci : Nous travaillons essentiellement par mail et par Skype. C'est parfois long car les descriptions que Luc m'envoie sont assez denses. Je storyboarde ensuite et nous échangeons énormément jusqu'à ce que l'alchimie opère.
LGC : On en est au tome 3 d'Urban, la série est toujours prévue en 6 tomes ? Quand prévoyez-vous la sortie du tome 4 ?
Roberto Ricci : L'histoire a été réduite à 5 tomes pour éviter de trop décompresser. C'est plus dur pour moi car le storyboard doit être beaucoup plus percutant et nerveux. Je crois que c'est mon travail le plus dur à ce jour. Le tome 4 est prévu pour septembre 2016 (NDLR : depuis cette interview, la date de publication a été repoussée en 2017).
LGC : Et pour la suite, je trouve qu'Urban se prête à une adaptation en série TV ou en films. Il y a quelque chose dans les tuyaux ?
Roberto Ricci :  Un projet de série TV a été optionné par un réalisateur français donc wait and see !
En attendant une hypothétique adaptation d'Urban à la TV ou au cinéma, je vous propose de (re)découvrir la bande annonce réalisée du tome 1 réalisée par Michel Pesce :

Sources images : Le blog de Roberto Ricci

Alors, ça a quel goût Urban ?

Caractéristiques principales
  • Genre : anticipation, science-fiction, dystopie
  • Style graphique : magnifique, entre le réalisme et le comics
œuvres similaires
  • BD et romans : The Running Man, L'Incal, 1984
  • Ciné & TV : Blade Runner, Metropolis, Soleil Vert
  • Jeux Vidéo : Nomad Soul, Deus Ex, République
  • Musique : la BO de Nomad Soul, Sin City d'ACDC
Thriller d'anticipation magistral, aussi bien par sa plastique assurée par les crayons de Roberto Ricci, que par son intrigue issue de l'esprit prolifique de Luc Brunschwig, Urban fait partie de ces œuvres disposant d'une identité propre, une âme.
Un indispensable, tout simplement.


Urban
Auteurs : Luc Brunschwig (scénario), Roberto Ricci (dessins)
Éditeur : Futuropolis
Nombre de pages : 56 pages
Prix : 13,20 €

25.4.16

Urban : le futur brillant et décadent de Roberto Ricci et Luc Brunschwig

Cet article est tiré de mon interview de Roberto Ricci et de Laura Iorio. Il se concentre sur Urban, la série d'anticipation scénarisée par Luc Brunschwig et dessinée par Roberto Ricci publiée chez Futuropolis.
Quand on est un amateur de belles images, il arrive que l'on jette son dévolu sur des bandes dessinées uniquement pour leur aspect graphique, sans prendre vraiment garde au scénario : une couverture qui attire l'œil et qui pousse à prendre l'ouvrage en main, une ouverture au hasard de celui-ci sur une page superbement illustrée avec une composition efficace et c'est le passage en caisse.
Une illustration de Roberto Ricci en clin d'œil à la ville de Lyon
Ce fut mon cas à la base pour Urban et puis –après avoir refixé ma mâchoire, décrochée par les dessins de Roberto Ricci– je me suis plongé dans le scénario de Luc Brunschwig (que je ne connaissais pas encore à l'époque). Le choc graphique fut alors complété par une claque narrative et acheva de me rendre accro à cette enquête prenant place dans un futur décadent où le divertissement semble n'avoir plus aucunes limites. Après avoir eu l'honneur d'interviewer le scénariste Luc Brunschwig en novembre 2015, je marchai à nouveau sur un nuage en janvier dernier en rencontrant Roberto Ricci, son talentueux dessinateur pour parler de leur collaboration.
LGC :  Vous travaillez avec Luc Brunschwig  depuis 5 ans sur la série Urban dont je suis un énorme fan. Pouvez-vous m'en dire plus sur votre duo de choc s'il vous plaît ?
Roberto Ricci : On s'est rencontrés en 2008, au moment où on essayait de faire éditer Le Cœur de l'ombre avec LauraLuc était alors éditeur chez Futuropolis. Il refusa le projet mais nous restâmes en contact (rires). J'ai ensuite commencé à bosser avec Marco D'Amico sur Moksha, une BD chez Robert Laffont mais l'éditeur stoppa sa collection en 2009 et la série s'arrêta au tome 1. J'ai recontacté Luc pour lui proposer de faire un one shot pour lui, c'est là qu'il m'embarqua dans l'aventure Urban en me la présentant comme un projet en 6 tomes.
LGC : Je crois que Luc Brunschwig avait déjà tenté de narrer l'histoire d'Urban sous le nom d'Urban Games avec Jean-Christophe Raufflet en 1999. Ça n'a pas été trop compliqué de reprendre le projet des années après ?
Roberto Ricci : Oui, l'histoire avait été publiée sous une forme incomplète chez Les Humanoïdes Associés et il y avait eu un problème avec le dessinateur d'origine. Au début j'étais tenté de refuser de reprendre le projet car j'en avais marre de bosser sur de la SF, je souhaitais réellement dessiner des tranches de vie à cette époque. Luc m'envoya quand-même le scénario et ce fut le coup de foudre de mon côté. Futuropolis racheta donc les droits de la série aux Humanos, je fis un essai pour le personnage de Zach (le personnage principal) et ce fut au tour de Luc d'avoir le coup de foudre (rires).
 Découvrir toutes les étapes de créations d'une couverture
LGC : Ah l'amour ! J'imagine que cette "symbiose" de vos visions artistiques influent positivement sur votre méthode de travail.
Roberto Ricci : Nous travaillons essentiellement par mail et par Skype. C'est parfois long car les descriptions que Luc m'envoie sont assez denses. Je storyboarde ensuite et nous échangeons énormément jusqu'à ce que l'alchimie opère.
LGC : On en est au tome 3 d'Urban, la série est toujours prévue en 6 tomes ? Quand prévoyez-vous la sortie du tome 4 ?
Roberto Ricci : L'histoire a été réduite à 5 tomes pour éviter de trop décompresser. C'est plus dur pour moi car le storyboard doit être beaucoup plus percutant et nerveux. Je crois que c'est mon travail le plus dur à ce jour. Le tome 4 est prévu pour septembre 2016 (NDLR : depuis cette interview, la date de publication a été repoussée en 2017).
LGC : Et pour la suite, je trouve qu'Urban se prête à une adaptation en série TV ou en films. Il y a quelque chose dans les tuyaux ?
Roberto Ricci :  Un projet de série TV a été optionné par un réalisateur français donc wait and see !
En attendant une hypothétique adaptation d'Urban à la TV ou au cinéma, je vous propose de (re)découvrir la bande annonce réalisée du tome 1 réalisée par Michel Pesce :

Sources images : Le blog de Roberto Ricci

Alors, ça a quel goût Urban ?

Caractéristiques principales
  • Genre : anticipation, science-fiction, dystopie
  • Style graphique : magnifique, entre le réalisme et le comics
œuvres similaires
  • BD et romans : The Running Man, L'Incal, 1984
  • Ciné & TV : Blade Runner, Metropolis, Soleil Vert
  • Jeux Vidéo : Nomad Soul, Deus Ex, République
  • Musique : la BO de Nomad Soul, Sin City d'ACDC
Thriller d'anticipation magistral, aussi bien par sa plastique assurée par les crayons de Roberto Ricci, que par son intrigue issue de l'esprit prolifique de Luc Brunschwig, Urban fait partie de ces œuvres disposant d'une identité propre, une âme.
Un indispensable, tout simplement.


Urban
Auteurs : Luc Brunschwig (scénario), Roberto Ricci (dessins)
Éditeur : Futuropolis
Nombre de pages : 56 pages
Prix : 13,20 €

25.4.16

Roberto Ricci et Laura Iorio : l'intégrale de l'interview

Hey oui, l'édition 2016 du FIBD d'Angoulême fut tellement riche en rencontres que, près de trois mois après, je continue à publier des compte-rendus d'interviews d'auteurs. Aujourd'hui je vous propose de découvrir Roberto Ricci et Laura Iorio, un fabuleux couple d'artistes italiens dont Le Cœur de l'ombre, leur dernière œuvre commune, est sur le point d'être publiée aux éditions Dargaud.
La première partie sera concentrée sur le parcours de Roberto Ricci et à Urban, la série sur laquelle il travaille avec le scénariste prolifique Luc Brunschwig (Bob Morane - Renaissance, Léviathan, Le Pouvoir des innocents...), tandis que la seconde sera dédiée au Cœur de l'ombre.
Le Goûteur Culturel : Bonjour Roberto, pouvez-vous vous présenter, s'il vous plait ?Qu'est-ce qui vous a amené à faire de la bande dessinée ?
Roberto Ricci : À la base je devais être guitariste, j'étais même plutôt bon et jusqu'à mes 20 ans, j'avais pour objectif de devenir musicien professionnel. Et puis j'ai eu un problème au tendon qui m'a ramené vers ma deuxième passion, la bande dessinée. D'ailleurs, ma passion pour la BD est née vers mes 11-12 ans, quand j'ai découvert Moebius et le Ronin de Frank Miller. Ces deux auteurs m'ont fait comprendre que la bande dessinée était au-delà de Mickey : Quand j'étais enfant, je n'avais pas vraiment accès aux autres types de BD et c'est un problème qu'ont eu pas mal d'Italiens de ma génération. Ah et sinon, j'ai également essayé d'autres boulots mais je m'ennuyais à chaque fois (rires). 
LGC : Ça veut dire que dans une autre réalité, il y a peut-être un Roberto Ricci rockstar (rires). Et du coup, vous avez suivi une formation ? quelles ont été vos premières expériences en tant que dessinateur ?
Roberto Ricci : J'ai fait un an d'école de BD mais je trouvais ça trop cher. J'ai donc essayé de m'améliorer en autodidacte en me basant sur les travaux d'auteurs comme Bernie Wrightson et ses illustrations magnifiques sur la Créature de Frankenstein. J'ai vraiment essayé de me rapprocher de son style tandis que je m'entraînais à la colorisation en Italie en bossant sur des albums jeunesse. 
Mon premier gros contrat fut pour Heavy Metal USA à la fin des années 90. J'utilisais un style graphique différent à chacune de mes histoires, c'était comme un labo d'expérimentation qui m'a permis de constituer une sorte de portfolio. Au début des années 2000, un ami m'a averti qu'un scénariste cherchait un dessinateur en France.

LGC : Ce scénariste, c'était Philippe Saimbert pour Les Âmes d'Helios, j'imagine. Comment s'est passée votre collaboration ?
Roberto Ricci : Oui, c'était bien lui. La bande dessinée est née d'échanges compliqués en italien et en français et j'ai acheté un ordinateur exprès pour pouvoir communiquer avec lui (rires). Nous avons ensuite envoyé notre projet à un paquet d'éditeurs et ce sont Delcourt et Dargaud qui se sont les premiers montrés intéressés. Nous avons signé avec Delcourt et j'ai décidé d'embarquer pour Paris et d'apprendre le français. Les projets se sont ensuite enchaînés tandis que j'enseignais en parallèle dans l'école de BD dans laquelle j'avais fait mon année d'essai : j'étais du coup un jeune prof de 23 ans au milieu d'élèves souvent plus vieux que moi (rires).
LGC : Et ça n'a pas été trop difficile niveau rythme de vie et de travail ?
Roberto Ricci : J'ai travaillé dur sur Les Âmes d'Helios pour boucler les 4 tomes en 5 ans. Je suis devenu storyboarder pour d'autres artistes par la suite sur des titres comme Breakpoint de Philippe Saimbert et d'Andrea Mutti chez Albin Michel. C'était super rare pour l'époque, surtout pour Albin Michel qui ne savait pas trop comment contractualiser la tâche de storyboarding. 
LGC : Vous ne travaillez que sur des projets français ? Vous n'êtes pas tenté pas des travaux 100% italiens ? 
Roberto Ricci : J'ai bien sûr fait des essais de travaux en Italie, notamment des couvertures pour le magazine gore Splatter, mais je travaille essentiellement pour la France... Même si mon studio de travail parisien a été longtemps 100% italien (rires). En ce moment par exemple, je travaille sur Le Cœur de l'ombre, un nouveau projet chez Dargaud avec ma compagne (NDLR Laura Iorio qui accompagnait Roberto pour l'interview et qui vaquait tranquillement à ses occupations, l'air de rien alors qu'elle préparait un tel projet).
LGC : Oh !? Puis-je vous poser quelques questions à ce sujet après l'interview ? Madame Iorio, accepteriez-vous de vous joindre à nous pour me présenter le projet ?
Laura Iorio : Bien sûr, j'en serai ravie ! 

LGC :  À propos de collaborations, vous travaillez avec Luc Brunschwig  depuis 5 ans sur la série Urban dont je suis un énorme fan. Pouvez-vous m'en dire plus sur votre duo de choc s'il vous plaît ?
Roberto Ricci : On s'est rencontrés en 2008, au moment où on essayait de faire éditer Le Cœur de l'ombre avec LauraLuc était alors éditeur chez Futuropolis. Il refusa le projet mais nous restâmes en contact (rires). J'ai ensuite commencé à bosser avec Marco D'Amico sur Moksha, une BD chez Robert Laffont mais l'éditeur stoppa sa collection en 2009 et la série s'arrêta au tome 1. J'ai recontacté Luc pour lui proposer de faire un one shot pour lui, c'est là qu'il m'embarqua dans l'aventure Urban en me la présentant comme un projet en 6 tomes.
LGC : Je crois que Luc Brunschwig avait déjà tenté de narrer l'histoire d'Urban sous le nom d'Urban Games avec Jean-Christophe Raufflet en 1999. Ça n'a pas été trop compliqué de reprendre le projet des années après ?
Roberto Ricci : Oui, l'histoire avait été publiée sous une forme incomplète chez Les Humanoïdes Associés et il y avait eu un problème avec le dessinateur d'origine. Au début j'étais tenté de refuser de reprendre le projet car j'en avais marre de bosser sur de la SF, je souhaitais réellement dessiner des tranches de vie à cette époque. Luc m'envoya quand-même le scénario et ce fut le coup de foudre de mon côté. Futuropolis racheta donc les droits de la série aux Humanos, je fis un essai pour le personnage de Zach (le personnage principal) et ce fut au tour de Luc d'avoir le coup de foudre (rires).  
LGC : Ah l'amour ! J'imagine que cette "symbiose" de vos visions artistiques influent positivement sur votre méthode de travail.
Roberto Ricci : Nous travaillons essentiellement par mail et par Skype. C'est parfois long car les descriptions que Luc m'envoie sont assez denses. Je storyboarde ensuite et nous échangeons énormément jusqu'à ce que l'alchimie opère.
LGC : On en est au tome 3 d'Urban, la série est toujours prévue en 6 tomes ? Quand prévoyez-vous la sortie du tome 4 ?
Roberto Ricci : L'histoire a été réduite à 5 tomes pour éviter de trop décompresser. C'est plus dur pour moi car le storyboard doit être beaucoup plus percutant et nerveux. Je crois que c'est mon travail le plus dur à ce jour. Le tome 4 est prévu pour septembre 2016 (NDLR : depuis cette interview, la date de publication a été repoussée en 2017).
LGC : Et pour la suite, je trouve qu'Urban se prête à une adaptation en série TV ou en films. Il y a quelque chose dans les tuyaux ?
Roberto Ricci :  Un projet de série TV a été optionné par un réalisateur français donc wait and see !
 Découvrir toutes les étapes de créations d'une couverture
LGC : Avant de passer aux questions sur Le Cœur de l'ombre, puis-je connaître vos principales influences en BD mais aussi pour les autres médias ? Vous avez un rapport particulier avec la musique d'après ce que vous m'avez dit.
Roberto Ricci : Niveau BD, j'ai été marqué par Ronin de Frank Miller, Arzak de Moebius et Swampthing de Bernie Wrightson.
 Pour la musique, j'avais fondé un groupe de metal avec mes potes quand j'avais 13 ans. On s'appelait les Nunkrusha (NDLR : broyeurs de nonnes) et on faisait du gros "grind" (NDLR : le grindcore, un style de metal à base de cris gutturaux et d'enchaînements rapides à la guitare et à la batterie... définitivement pas pour les fragiles). En grandissant, je me suis ouvert au jazz et à d'autres styles de musiques. Quand j'avais 18 ans, je devais aller au Brésil avec mon prof de musique pour ouvrir un studio et puis il y a eu cette fameuse blessure au tendon... Si je devais dresser un top 3 musical, ce serait Frank Zappa période Roxy, King Crimson et Alan Howarth.
Enfin, je suis un gros fan de Blade Runner et d'Alien de Ridley Scott mais aussi de The Meaning of life des Monty Python.
LGC : Ok, c'est le moment de la fameuse question "Frank Miller ou Alan Moore" ? 
Roberto Ricci : Ah ! Je préfère Miller à Moore mais j'ai peur de sa droitisation... Le travail de recherche de Moore est énorme mais je suis définitivement fan de Miller.
Ayant assez d'informations sur Roberto Ricci et sur Urban, je proposais à Laura Iorio de m'en dire plus sur Le Cœur de l'ombre. Voici sa présentation de ce projet décidément très intrigant !
Laura Iorio et Roberto Ricci, toujours souriants
LGC : Alors, que pouvez-vous me dire sur Le Cœur de l'ombreLaura ? Est-ce votre premier travail de couple avec Roberto ?
Laura Iorio : Non, nous avons déjà travaillé ensemble chez BDMusic sur l'ouvrage  June Christy scénarisé par Giancarlo Dimaggio. Je m'occupe des illustrations et du scénario avec Marco Cosimo D'Amico, tandis que Roberto se charge du storyboarding et de la couleur avec moi. Je travaille dans l'illustration à la base, mais comme c'est un secteur compliqué, je me suis également tournée vers la BD. Depuis 2015, j'ai recommencé à travailler dans l'illustration et je prépare un premier album illustré sur un conte écrit par mon amie et collègue Daniela Volpari
Le Cœur de l'ombre, c'est l'histoire de Luc, un petit garçon français de 10 ans avec des origines italiennes. Il a la particularité d'avoir peur de tout à cause d'une mère protectrice. Chaque nuit il reçoit en fait la visite de L'Uomo Nero / L'Homme Noir, un croque-mitaine de célèbres comptines italiennes utilisé par les parents pour forcer les enfants à être sages.

Laura Iorio : Une nuit, Luc arrive à toucher L'Uomo Nero, ce qui inquiète celui-ci. Du coup, il emmène le petit garçon au Royaume des ombres, le monde de tous les Boogie Men (NDLR : croque-mitaines), très inspiré par l'esthétique de Tim Burton. Ce sera le début d'un road trip aux airs de quête initiatique dans le monde entier entre toutes les dimensions pour en savoir plus sur le phénomène du fameux contact physique. 

Illustration préparatoire et recherche pour L'Uomo Nero
LGC : Ça a l'air vraiment excellent ! Je suis friand de BD jeunesse et votre patte graphique fait bien ressortir la thématique fantasmagorique du récit. On ressent une influence "Burtonesque" mais pas que. Quelles sont vos autres sources d'inspiration ?
Laura Iorio : Pour l'illustration, mes références sont Rebecca Dautremer et notamment son Babayaga, les courants de peinture comme les Préraphaélites (mouvement de peinture anglaise du 19e siècle) et le Golden Age Américain (1880-1920) dont Norman Rockwell était un des plus célèbres représentants. Enfin,comme Roberto, je suis une grande fan de Bernie Wrightson et de son Frankenstein.
Niveau BD, je suis très manga et j'adore La Rose de Versailles / Lady Oscar de Riyoko IkedaVideo Girl Aï de Masakazu Katsura et Maison Ikkoku de Rumiko Takahashi, J'ai d'ailleurs voté pour cette dernière pour le Grand Prix d'Angoulême. J'ai aussi quelques coups de cœur comics et BD dont le Elektra Assassin de Bill Sienkiewicz et l'œuvre entière du dessinateur italien Gipi (Notes pour une histoire de guerre).
Pour les films, je suis bien entendu fan de Tim Burton mais aussi de Thrillers et d'adaptations de romans. Si je devais dresser une liste, ce serait Sunset Blvd. de Billy WilderArsenic and Old Lace de Frank Capra et Back To The Future de Robert Zemeckis.
Pour la musique, j'écoute pas mal de jazz et de grandes voix féminines comme Aretha Franklin ou Ella Fitzgerald et je suis une grande fan de David Bowie.
 Découvrez les magnifiques peintures de Laura Iorio
Laura Iorio est une virtuose de la gouache sur papier
LGC : Je vous remercie pour toutes ces réponses, je surveillerai Le Cœur de l'ombre avec attention. Bonne continuation à tous les deux et à bientôt !
Laura et Roberto : À bientôt !
 Cette rencontre avec le couple Ricci - Iorio constitua un de mes meilleurs moments du FIBD d'Angoulême et je ne peux que vous encourager à jeter un œil à leurs différents projets : Urban, le thriller d'anticipation virtuose que Roberto Ricci mène de mains de maîtres avec le sémillant Luc Brunschwig et Le Cœur de l'ombre, le livre jeunesse aux accents Burtoniens réalisé par le couple prévu pour le 29 avril prochain.
Urban, Tome 1 : Les règles du jeu Découvrir Le coeur de l'ombre, Tome 1 : Voici venir l'uomo nero
Sources images : Le blog de Roberto Ricci et le blog de Laura Iorio 

Mais qui sont Roberto Ricci et Laura Iorio ?

Bio
  • Date de naissance : Les 70's et les 80's
  • Nationalités : Italiens tous les deux
Recette créative
  • ingrédients favoris : approche dynamique du découpage pour Roberto, illustrations à la peinture et couleurs chaudes pour Laura.
Roberto et Laura forment un couple d'artistes bourré de talent qui multiplie les projets en commun et en solo. Leurs influences éclectiques vont des comics aux peintres du courant Préraphaélite du 19e siècle.

Les œuvres cultes de Roberto et Laura

Roberto Ricci
  • BD : Ronin de Frank Miller, Arzak de Moebius, Swampthing de Bernie Wrightson
  • Films : Blade Runner et Alien de Ridley Scott, The Meaning of life des Monty Python
  • Musique : Frank Zappa, King Crimson, Alan Howarth
Laura  Iorio
  • Illustration : Babayaga de Rebecca Dautremer, le courant de peinture Préraphaélite, Frankenstein de Bernie Wrightson
  • BD : La Rose de Versailles / Lady Oscar de Riyoko Ikeda, Video Girl Aï de Masakazu KatsuraMaison Ikkoku de Rumiko Takahashi 
  • Films : Sunset Blvd. de Billy Wilder, Arsenic and Old Lace de Frank Capra, Back To The Future de Robert Zemeckis.
  • Musique : Aretha Franklin, Ella Fitzgerald, David Bowie