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Affichage des articles dont le libellé est Auteurs et dessinateurs. Afficher tous les articles
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7.7.17

Découvrez Gad ou le secret pour briller en maniant l'humour noir

L'année dernière, je vous présentais Glory Owl le collectif de blagueurs impertinents, aujourd'hui – à l'occasion de sa dédicace du 13 juillet, à la librairie Bulle du Mans – petit coup de projecteur sur Gad et son antihéros Ultimex ! Avis aux amateurs d'humour noir, sans filtre et avec une pointe de bourbon, voici quelques conseils pour faire aussi bien que lui :

Faire passer OSS 117 et Archer pour des enfants de chœur

Si la question "peut-on rire de tout ?" avait été au programme de son épreuve de philo, Gad aurait certainement rendu copie blanche avec uniquement un "haha !" suivi d'un dessin de doigt d'honneur, marqués dessus. Parce que le jeune auteur parisien est – comme sa créature, Ultimex – un homme d'action qui ne s’embarrasse pas de freins à sa créativité. Résultat : un humour d'une noirceur exquise bafouant tous les codes moraux communément admis. Son acolyte, Steve, n'est pas mieux mais cumule, en plus de cela, un caractère assez pathétique. Racisme, consommation de substances illicites, sexualité débridée, violences (physiques et psychologiques)... Dans Ultimex, il y en a pour tous les goûts déviants. Si vous poussez de petits cris outrés face à des l'impertinence de salon des Laurent Baffie et autres Stéphane Guillon, mouillez-vous bien la nuque avant de plonger dans un océan de vitriol :

Sans maîtrise, la nuisance n'est rien : raconter des saloperies, mais avec classe

Le gros problème avec les gens qui pensent bien manier l'humour noir, vient de leur tendance à balancer le plus de propos "choquants" en guettant les réactions outrées de la ménagère. En faisant cela, ils ne valent pas mieux que ceux qui espèrent faire rire à grand renfort de bruits de pets... Dieu merci, Gad n'est pas de cette sous-race ! Avec Ultimex, il a posé l'univers d'un dandy moderne et violent, dont l'amour des belles choses ne s'embarrasse d'aucune morale. Même lorsqu'il sort les pires horreurs, il le fait avec une forme de classe, grâce à des punchlines qui lui vaudraient les félicitations de l'agrégé de lettres classiques le plus rigide.
Un mariage entre raffinement et violence qu'il sublime avec d'autres artistes dans la revue Laudanum rendant hommage à l'esprit classieux du XIXe siècle.

S'entourer d'artistes aussi dérangés brillants que soi-même

Glory Owl Glory Owl, tome 2
Après Laudanum, Gad a prouvé qu'il était un animal social en fondant le collectif Glory Owl en compagnie de Bathroom Quest, Mandrill JohnsonJ. J. Charogne et Chariospirale. Encore une fois, le mot d'ordre était de rire de tout, sans aucunes limites et de la manière la plus absurde possible.
  
 Vous l'aurez compris, en solo ou en groupe, Gad est une bête lorsqu'il s'agit de manier l'humour noir et il ne tient qu'à vous de le vérifier en lisant ses différentes publications ou en venant à la dédicace du 13 juillet prochain à la librairie Bulle. Il adore qu'on lui raconte des blagues lorsqu'il dessine, à vos Carambar™ :
 Achetez Ultimex en enfer !
Sources des planches et couvertures : le blog d'Ultimex, le blog de Glory Owl,

Mais qui est Gad?



Bio
  • Année de naissance : les glorieuses années 80
  • Nationalité : française
Recette créative
  • ingrédients favoris : humour absurde, humour noir, dandysme, mélanger mauvais goût et raffinement
Réincarnation d'un auteur français torturé du dix-neuvième siècle (je vous laisse choisir lequel), Gad a choisi de ne pas choisir entre son amour pour les maniement bons mots et celui pour l'humour noir. Un véritable délice pour les amateurs du genre !

26.5.17

Rencontre avec Rafchan, Nikoneda et Mosqi : la team Spunch Comics se livre

À l'époque où naviguer sur internet était un luxe, je me rendais souvent dans les cyber cafés juste pour suivre les actualités du collectif Ben Bao (leurs fanzines sont maintenant dispos gratuitement en PDF). Des années plus tard, la plupart de ses auteurs sont passés du fanzinat à l'édition professionnelle et trois d'entre eux – Rafchan, Nikoneda et Mosqi – ont décidé de lancer leur propre plateforme de publication de bandes dessinées numériques, Spunch Comics. J'ai pu leur poser quelques questions à propos de cette alternative gratuite et légale.

 " Spunch, c'est un coup de poing dans les parties, c'est rigolo et ça réveille...  Nikoneda
LGC : Bonjour, pouvez-vous vous présenter ?
  • Rafchan :
    Ouvrir la réponse de Rafchan(cliquez ici)
  • Nikoneda :
    Ouvrir la réponse de Nikoneda (cliquez ici)
  • Mosqi :
    Ouvrir la réponse de Mosqi (cliquez ici)
LGC : Comment avez-vous rencontré les autres membres de la team Spunch Comics ? Je crois que ça remonte au lycée pour certains...
  • Rafchan :
    Ouvrir la réponse de Rafchan(cliquez ici)
  • Nikoneda :
    Ouvrir la réponse de Nikoneda (cliquez ici)
  • Mosqi :
    Ouvrir la réponse de Mosqi (cliquez ici)
LGC : Comment et quand est née l'envie de créer Spunch Comics ? Pourquoi ce nom ?
  • Rafchan :
    Ouvrir la réponse de Rafchan(cliquez ici)
  • Nikoneda :
    Ouvrir la réponse de Nikoneda (cliquez ici)
  • Mosqi :
    Ouvrir la réponse de Mosqi (cliquez ici)
 " (...) je n'ai jamais trouvé que les effets d'animations en BD apportaient autant à l'histoire que ce qu'ils coûtent en temps de réalisation.. Mosqi
LGC : Niveau techno, comment avez-vous intégré l'utilisation du Turbomedia ? Il n'y a pas d'animations mais cela est-il prévu ?
  • Rafchan :
    Ouvrir la réponse de Rafchan(cliquez ici)
  • Nikoneda :
    Ouvrir la réponse de Nikoneda (cliquez ici)
  • Mosqi :
    Ouvrir la réponse de Mosqi (cliquez ici)
LGC : Comment bossez-vous ensemble ? Pas trop dur de gérer les projets perso à côté de cette machine collective ?
  • Rafchan :
    Ouvrir la réponse de Rafchan(cliquez ici)
  • Nikoneda :
    Ouvrir la réponse de Nikoneda (cliquez ici)
  • Mosqi :
    Ouvrir la réponse de Mosqi (cliquez ici)
LGC : Vous avez des guests de malade sur Spunch comme l'américain Dan Ciurczak, comment les avez-vous recrutés ?
  • Rafchan :
    Ouvrir la réponse de Rafchan(cliquez ici)
  • Nikoneda :
    Ouvrir la réponse de Nikoneda (cliquez ici)
  • Mosqi :
    Ouvrir la réponse de Mosqi (cliquez ici)
 " Patreon est un excellent modèle économique pour les artistes indés, même si ça demande beaucoup de maintenance en arrière-plan : communiquer régulièrement, créer des récompenses satisfaisantes, etc. il faut traiter ses soutiens comme des VIP ^^ ! Rafchan
LGC : Vous avez fonctionné sur la base d'un financement Patreon, pouvez-vous m'en dire plus sur ce système ? Est-il satisfaisant ?
  • Rafchan :
    Ouvrir la réponse de Rafchan(cliquez ici)
  • Nikoneda :
    Ouvrir la réponse de Nikoneda (cliquez ici)
  • Mosqi :
    Ouvrir la réponse de Mosqi (cliquez ici)
LGC : Vous préparez un projet print à ce que j'ai cru comprendre, pouvez-vous me donner plus de détails ?
  • Rafchan, Nikoneda, Mosqi : On est en train de faire imprimer un beau livre format B5 environ (un peu plus petit que A4) de 100 pages dont une trentaine couleur et environ 70 noir et blanc. L’idée étant de compiler nos illustrations, croquis, textes et surtout, une BD inédite de chaque auteur ! Le livre sera donc composé en trois parties dédiées à chacun des 3 auteurs maison.
LGC : Quelles sont les plus grandes influences de vos ADN artistiques ? Disons, le top 3 de la création artistique humaine pour chacun d'entre vous ? 
  • Rafchan :
    Ouvrir la réponse de Rafchan(cliquez ici)
  • Nikoneda :
    Ouvrir la réponse de Nikoneda (cliquez ici)
  • Mosqi : En ce qui me concerne :
    Ouvrir la réponse de Mosqi (cliquez ici)
LGC : Et vos derniers coups de cœur ? 
  • Rafchan :
    Ouvrir la réponse de Rafchan(cliquez ici)
  • Nikoneda :
    Ouvrir la réponse de Mosqi (cliquez ici)
  • Mosqi :
    Ouvrir la réponse de Mosqi (cliquez ici)
Vous comprenez bien que, vu son emploi du temps serré (le platine de Persona 5, ça prend du temps ^^), j'ai préféré laisser l'équipe montpelliéraine (oui, oui, comme Reno Lemaire) se concentrer sur la réalisation de leur artbook. N'hésitez pas à le commander via la boutique de Spunch Comics !

Et si vous ne pouvez pas vous passer de "l'odeur du papier", n'hésitez pas à acheter les tomes de Debaser, la série Punk Rock de Rafchan :

Les tomes 1 à 8, chez Ankama :
Découvrez Debaser, tomes 1 à 8
Le tome 9 (et le 10, à venir), sur Lulu, en impression à la demande :
Découvrez Debaser, tome 9

Sources planches et couvertures : le site de Spunch Comics, le site du Label 619

Mais qui sont les membres de la Team Spunch Comics?

Bio
  • Date de naissance : les glorieuses années 80
  • Nationalité : française
Recette créative
  • ingrédients favoris : trait métissé, découpage dynamique, thématiques punk, influences geek
Rafchan, Nikoneda et Mosqi ont fait leurs premières armes dans le fanzinat BD et font partie des premiers auteurs à partir à la conquête du web. Avec Spunch Comics, ils proposent une alternative aux plateformes traditionnelles,  gratuite et particulièrement adaptée à la lecture  numérique.

Les œuvres cultes de la team Spunch Comics

  • Rafchan : les travaux d' Hiroyuki Imaishi, d'Eichiro Oda, de Jim Mahfood, de Jhonen Vasquez, de Mike Mignola...
  • Nikoneda : les travaux de Rumiko Takahashi, de Yoshizaki Mine, de Tow Nakasaki
  • Mosqi : FuliCuli, Noritaka, Evil Cult

9.5.17

Fabien Toulmé : de la maladie à l'amour

Fabien Toulmé a – en seulement deux albums – conquis le public grâce à un style narratif unique. À l'occasion de sa venue à la libraire Bulle, au Mans, pour la dédicace de son nouvel album Les Deux vies de Baudouin, je vous présente la "signature" de cet ingénieur devenu dessinateur de BD.

Diagnostiques déclencheurs

Qu'il s'agisse de son cas personnel dans son premier album Ce n'est pas toi que j'attendais ou de celui raconté dans Les Deux vies de Baudouin, la "maladie" est l'élément déclencheur commun. La trisomie 21 de Julia, la fille de Fabien Toulmé et la maladie mortelle diagnostiquée à Baudouin sont en effet les points de départ de magnifiques aventures humaines. Des accidents dans la "normalité" de leurs existences qui leur permettront au final de révéler ce qu'il y a de meilleur en eux, tout en donnant envie au lecteur de faire de même.

Pas un héros

Si les histoires de Fabien Toulmé font autant mouche, c'est sûrement parce qu'il privilégie un réalisme pudique au sensationnalisme tape-à-l'œil. Il aurait pourtant pu céder aux sirènes du pathos vu les thématiques abordées pour concerner de force le lecteur et lui arracher des larmes, à l'image de ces films dramatiques où des musiques tristes se déclenchent intempestivement. À la place, il choisit – avec son trait naïf maîtrisé – de raconter les faits dans tout ce qu'ils ont de plus ordinaire. L'auteur dresse ainsi les portraits de personnages définitivement proches de nous : nous sommes tous des Fabien et des Baudouin en puissance et les regards posés sur les "malades" en couvertures des bandes dessinées, ce sont les nôtres. Qui parmi nous n'a jamais été terrifié par l'idée d'affronter l'imprévu, de voir sa petite routine modifiée ?

Vous l'aurez compris, Ce n'est pas toi que j'attendais et Les Deux vies de Baudouin sont des petits bijoux publiés par les éditions Delcourt, et je vous encourage chaudement à les découvrir :
Découvrez Ce n'est pas toi que j'attendais Découvrez Les Deux vies de Baudouin 
Concerné par la question, Fabien Toulmé a également illustré une brochure répondant aux questions concernant la trisomie 21, pour l'organisme canadien Regroupement pour la Trisomie 21.
 Lisez gratuitement les 21 Questions sur la Trisomie 21
Si tout se passe bien, je devrais pouvoir interviewer Fabien Toulmé, ce vendredi 12 avril 2017. J'en profiterai pour lui poser quelques questions, notamment sur son rapport à la musique (omniprésente dans ses œuvres). Que vous habitiez ou non au Mans, je vous invite donc à rester à l'affût en surveillant la page Facebook de la librairie Bulle, vous pourriez avoir une petite surprise ;).
Sources des planches et couvertures : le blog de Fabien Toulmé et le site des Éditions Delcourt

Mais qui est Fabien Toulmé ?




Bio
  • Année de naissance : 1980
  • Nationalité : française
Recette créative
  • ingrédients favoris : réalisme, tranches de vie, remises en question personnelles
Fabien Toulmé réussi à toucher les lecteurs en abordant avec justesse des thématiques fortes. Après avoir dessiné son expérience de parent d'enfant trisomique, il continue dans les chamboulements avec l'histoire fictive de Baudouin, un trentenaire qui apprend qu'il ne lui reste que quelques mois à vivre.

19.4.17

2017, l'année de Giannis ? Interview de l'étoile montante grecque !

Si vous êtes fan de basket et que la fourberie de mon titre vous a conduits en ces lieux, attendez avant de refermer la page ! Si le Giannis dont on va parler n'a rien à voir avec un des meilleurs ailiers de la NBA, si ce n'est leur nationalité grecque, il vaut lui aussi largement le détour. Combien de dessinateurs européens peuvent se targuer d'avoir travaillé pour Marvel, DC, Image, IDW et Boom! Studios (via Archaia) avant ses 30 ans ? Okay, ces dernières années, il y a eu quelques monstres de talent sur notre vieux continent, mais peu d'entre eux arrivent à la cheville de l'artiste crétois. Pourtant, Giannis Milonogiannis se montre discret et d'une humilité incroyable, ce qui m'a permis de lui poser quelques questions sur son parcours, ses influences artistiques et son rapport à Ghost In The Shell et à Masamune Shirow en général.
Note : L'interview a été réalisée en anglais, vous pouvez accéder à l'échange non traduit ici.


"J'adorerais travailler avec des éditeurs européens, espérons que ça arrivera un jour. Pas mal de mes auteurs préférés travaillent pour des maisons d'édition européennes." Giannis Milonogiannis
LGC : Bonjour, pouvez-vous vous présenter ? Quand avez-vous commencé à dessiner et quand êtes-vous devenu un pro ?
Giannis Milonogiannis : Hey ! Je m'appelle Giannis et je dessine des comic books. Old City Blues a été mon premier vrai album publié, en 2010. Sinon, j'ai commencé à étudier sérieusement le dessin vers 2004-2005 à peu près.
LGC : Vous avez travaillé pour Marvel, DC, Image, Archaia et IDW. Pouvez-vous nous dire quelle a été votre meilleure expérience ? Souhaiteriez-vous travailler pour des éditeurs européens ?
Giannis : J'adorerais travailler avec des éditeurs européens, espérons que ça arrivera un jour. Pas mal de mes auteurs préférés travaillent pour des maisons d'édition européennes. À propos de ma meilleure expérience... Ça dépend réellement de l'équipe avec laquelle tu travailles plus que de l'éditeur. Je crois que j'ai eu la chance de travailler avec des gens cool jusque là.
LGC : Vous semblez avoir une belle relation avec Brandon Graham (King City, Island, Prophet...) : votre travail d'équipe sur Prophet a fait des étincelles !
Giannis : Brandon est un des artistes dont j'ai étudié le travail à fond quand je me suis lancé, du coup ça a été un vrai kiff de finalement travailler avec lui. Dessiner Prophet a été une expérience vraiment cool !
 "OCB a commencé comme un webcomic gratuit parce que je savais que personne ne l'aurait lu, sinon. Je suis content qu'il y ait une version papier, mais je pense qu'OCB devrait toujours rester disponible gratuitement. Giannis Milonogiannis
LGC : Vos dessins transpirent l'esprit des mangas et jeux vidéo des années 80 et 90. Quelles sont vos principales sources d'inspiration ? Pouvez-vous expliquer cet amour ?
Giannis : Il y a un côté cool dans la plupart des vieilleries... Je peux pas expliquer cet amour sans invoquer la nostalgie, mais l'imagerie d'époque me botte vraiment. Je bloque sur les énormes polygones des jeux vidéo et le côté explosif des bandes dessinées, qu'il s'agisse des mangas ou des comics.
LGC : J'adore votre création originale Old City Blues et sa perpétuelle amélioration qualitative. Pouvez-vous nous en dire plus à propos de cette histoire de flic cyberpunk ?
Giannis : Merci, ça fait plaisir. OCB est une BD que j'ai commencé pour apprendre à réaliser des comics, du coup il y a toujours ce côté où je tente de nouvelles choses pour essayer de m'améliorer. En gros c'est une histoire d'enquêtes policières dans un monde futuriste... Parfois je vais essayer de faire mon propre Appleseed, d'autres fois, mon propre Miami Vice. Je m'éclate dans ce bac à sable.
LGC : Vous mettez OCB à disposition en téléchargement gratuit sur votre Tumblr. Merci, mais pourquoi ?
Giannis : OCB a commencé comme un webcomic gratuit parce que je savais que personne ne l'aurait lu, sinon. Je suis content qu'il y ait une version papier, mais je pense qu'OCB devrait toujours rester disponible gratuitement. Je me sentirais mal si j'en compliquais l'accès aux gens.
LGC : Vous êtes Grec. Êtes-vous préoccupé par les temps troubles que vivent l'Europe et votre pays ? Souhaiteriez-vous dessiner un comic book engagé ? (Je perçois quelques critiques politiques dans OCB)
Giannis : Ce que j'adore dans la fiction, c'est la possibilité de s'évader et je pense que je n'ai pas encore la maturité nécessaire pour écrire quelque chose comme une bande dessinée documentaire. L'atmosphère mondiale est inquiétante, globalement.
LGC : Quels sont vos prochains projets ? J'ai vu que ça teasait du côté de ThreeA (les fabricants des jouets les plus mabouls au monde, je ne travaille que pour pouvoir en acheter...). Qu'est-ce que vous pouvez nous dire à propos de cette collaboration ?
Giannis : ThreeA est en train de réaliser une figurine de Solano dont le prototype est prêt et sera montré plus tard dans l'année ! Il y a d'autres projets mais on se concentre sur celui-ci. Je suis vraiment excité de voir l'accueil du public ! En ce moment, je dessine GI JOE pour IDW et ce mois, je vais commencer un nouveau chapitre en ligne de OCB, du coup lisez-le aussi s'il vous plait !
LGC : Avez-vous vu l'adaptation de Ghost In The Shell avec ScarJo (NDLR : Scarlet Johansson) ? Qu'est-ce que vous en avez pensé ? Quel est votre avis sur la polémique de white washing ?
Giannis : On a maté le film l'autre jour... Il était divertissant mais ne proposait rien que j'aurais l'envie de mater à nouveau. Il n'a rien de comparable au manga ni aux autres adaptations, selon moi.
Ouvrir spoilers Ghost in The Shell(click here)
LGC : Dernière question : Appleseed ou Ghost in The Shell ? Pourquoi ?
Giannis : Haha ! Question compliquée ! Je suis plus Ghost in The Shell parce que c'est mon premier manga de Shirow, mais ses progrès artistiques et narratifs sur Appleseed ont également une grosse leçon. Le deuxième tome de Dominion fait partie de mes œuvres préférées. Si vous ne l'avez pas encore lu, ruez-vous dessus !
Si je m'étais écouté, j'aurais eu encore mille questions à poser à Giannis, notamment à propos de son amour pour les OSTs de jeux vidéo japonais de l'époque 128 bits. J'aurais également rêvé partager mes moments de rage quit sur Ring of Red, un tactical japonais au tour par tour de l'époque où Konami avait une race et sortait hits sur hits (quand on repense qu'en 2001, on avait eu coup sur coup Zone of The EndersMGS 2 et Silent Hill 2... ça donnerait presque envie de chialer, vu le gâchis actuel). On aura peut-être l'occasion de le faire lors d'une rencontre IRL, mais en attendant, n'hésitez pas à surveiller son compte Twitter et son Tumblr, sur lesquels il se livre à propos de ses travaux tout en partageant des pépites nostalgiques.

Si cette petite interview vous a donné envie de vous procurer des comics dessinés par Giannis, :

En VF
Découvrez Prophet, tome 1
Prophet, chez Urban Comics : un space opéra mystique ambitieux plein de l'esprit de feu maître Moebius
En VO
Découvrez Spera
Spera chez Archaia : de l'heroic fantasy teintée de steampunk qui ravira les fans de RPG
Découvrez G.I Joe Revolution
G.I Joe : Revolution, chez IDW : oubliez l'image ringarde de la licence !
Sa création originale Old City Blues est disponible gratuitement en version digitale sur son Tumblr, mais également en version papier à un prix très abordable. C'est vraiment l'œuvre parfaite si vous voulez vous faire un revival des manga cyberpunks de Masamune Shirow. Ça coûte à peine plus cher qu'une place de cinéma sans supplément 3D, une alternative bien plus réjouissante qu'une séance de Ghost In The Shell, malgré toute la sympathie que j'éprouve pour cette adaptation bâtarde  :
Découvrez Old City Blues
lisez gratuitement et légalement la version digitale de Old City Blues
Découvrez l'Adoption, tome 1
Ou achetez les volumes reliés, en import
Sources planches et couvertures : le blog de Giannis

Mais qui est Giannis Milonogiannis ?

Bio
  • Date de naissance : 1988
  • Nationalité : grecque
Recette créative
  • ingrédients favoris : la nostalgie des œuvres culturelles des années 90 et du début des 2000s, le dynamisme, le cyberpunk...
Artiste grec dessinant pour des maisons d'édition américaines, dans un style proche des bandes dessinées japonaises dans années 90, Giannis Milonogiannis utilise sa nostalgie pour faire exploser son art plutôt que de le garder cloisonné dans une époque chérie mais révolue.

Les œuvres cultes de Giannis Milonogiannis

  • L'œuvre de Masamune Shirow
  • Les jeux vidéo des débuts de la 3D sur consoles
  • Les bandes originales des jeux vidéo japonais
    et tant d'autres...

5.4.17

Rencontre avec Navie et Carole Maurel pour leur Collaboration horizontale

À l'occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes, le 08 mars 2017, la librairie Bulle invitait au Mans la scénariste Navie (plume hyperactive et co-animatrice de L'Émifion sur Madmoizelle.com) et la dessinatrice Carole Maurel (L'Apocalypse selon Magda, Luisa ici et là...) pour la dédicace de leur ouvrage Collaboration Horizontale. J'ai eu la chance de leur poser quelques questions au sujet de cette bande dessinée touchante qui aborde un sujet trop souvent ignorée : le vie sentimentale et sexuelle des femmes sous l'occupation et – encore plus problématique – avec l'occupant.
"... je suis tombé instantanément amoureuse du dessin de Carole. J'ai tout de suite été attachée à ce qu'elle se lâche totalement, à ce qu'elle n'hésite pas à faire des splash pages." Navie
LGC : Bonjour Navie, comment le sujet de la collaboration horizontale est-il passé des pages de votre mémoire de fin d'études d'Histoire à la Sorbonne, à celles de cette bande dessinée ?
Navie : En fait, je parlais de mon parcours avec Marion Amir, mon éditrice chez Delcourt et mon mémoire l'a vraiment intéressée. Elle m'a convaincue d'en faire un scénario de BD puis m'a présenté Carole Maurer.
LGC : C'était il y a combien de temps ? Comment s'est déroulée votre collaboration (sans mauvais esprit de ma part) ?
Navie: Ça remonte à trois ans, je suis tombé instantanément amoureuse du dessin de Carole. J'ai tout de suite été attachée à ce qu'elle se lâche totalement, à ce qu'elle n'hésite pas à faire des splash pages.
LGC : Quelle a été votre méthode de travail ? Vous étiez en atelier  ?
Navie : On a fait des allers-retours sur le scénario et le storyboard, essentiellement par mail et par téléphone. En fait on a commencé à vraiment se voir physiquement au moment des dédicaces. C'est une belle rencontre !
 "J'ai essayé d'écrire une œuvre sur les apparences. Un Village français est vraiment cool et le fait également, oui. On y découvre des personnages qui peuvent être lâches, héros ou traîtres en même temps. Navie
LGC : Vous êtes une lectrice de bandes dessinées à titre personnel ? Si oui, avez-vous des œuvres cultes à nous conseiller ? vous avez eu des sources d'inspiration pour Collaboration horizontale ?
Navie : Oui, je suis une passionnée de BD. Parmi mes œuvres cultes, il y a La Tendresse des pierres de Manon Fayolle et La Parenthèse d'Élodie Durand. Collaboration horizontale est un travail 100% original, même si j'ai vraiment adoré Mauvais genre de Chloé Cruchaudet.
LGC : Le ton de Collaboration horizontale est juste et ses personnages sont loin d'être caricaturaux. Connaissez-vous la série Un Village français ? Il y a quelques similitudes avec votre traitement non-manichéen.
Navie : J'ai essayé d'écrire une œuvre sur les apparences. Un Village français est vraiment cool et le fait également, oui. On y découvre des personnages qui peuvent être lâches, héros ou traîtres en même temps.
LGC : Votre bande dessinée est une œuvre d'atmosphère, vous êtes-vous plongée dans une ambiance d'époque pour l'écrire ? Avez-vous une bande son à conseiller pour sa lecture ?
Navie : J'ai beaucoup écouté Lucienne Boyer et son classique Parlez-moi d'amour. Pour la lecture de Collaboration horizontale, le principal conseil que je peux donner, c'est d'y aller d'une traite.
LGC : Comme pour un film, en somme. D'ailleurs, avez-vous des envies d'adaptation cinématographiques ? Moi, je verrai bien un téléfilm.
Navie : Ça me plairait vraiment, oui, mais on verra bien où l'avenir nous mènera.
 "J'ai essentiellement dessiné à l'ordinateur, il n'y a que le storyboard que j'ai fait à la main pour le découpage. Par contre, j'ai fait mes textures à la main pour les scanner et les utiliser dans la bande dessinée.Carole Maurel
LGC : Bonjour Carole, Navie vient de m'indiquer que les débuts de votre aventure commune remontent à 3 ans. Avant la sortie de L'Apocalypse selon Magda et Luisa ici et là, donc.
Carole Maurel : Oui, on a signé le contrat avant la fin de mon travail de L'Apocalypse selon Magda.
LGC : Navie est historienne de formation, mais vous, avez-vous dû effectuer des recherches pour respecter l'aspect historique dans votre approche du dessin ? Vous êtes-vous inspirée de personnages existants ?
Carole Maurel : J'ai fait des recherches à fond pour la véracité historique des décors, des vêtements ou des voitures. J'ai pas mal écumé les médiathèques pour ça (rires). Pour les personnages, j'ai fait un casting de têtes.
LGC : Ceux qui vous suivent depuis Comme chez toi noteront encore une fois un bond en avant de votre dessin avec de nouvelles expérimentations graphiques, notamment. Pouvez-vous nous parler des techniques utilisées ?
Carole Maurel : J'ai suivi la volonté de Navie de sortir des sentiers battus avec par exemple la représentation de la cécité chez un des personnages. J'ai essentiellement dessiné à l'ordinateur, il n'y a que le storyboard que j'ai fait à la main pour le découpage. Par contre, j'ai fait mes textures à la main pour les scanner et les utiliser dans la bande dessinée.
LGC : Vous êtes-vous appuyée sur des œuvres préexistantes pour votre travail sur la bande dessinée ? Des films par exemple ?
Carole Maurel : Je me suis plongée dans des films et séries comme Un Village français, dont la photographie est vraiment top ! J'ai aussi étudié les travaux photographiques d'André Zucca pour le journal pétainiste Signal
LGC : Pour finir, pouvez-vous nous citer trois artistes ou œuvres qui ont influencé et influencent toujours votre construction en tant que dessinatrice ?
Carole Maurel : Il y en a beaucoup, mais je dirais que ce sont les travaux de Jiro Taniguchi, Pedrosa ou encore de Bastien Vivès avec son trait évolutif.
En tant que passionné d'Histoire et tout particulièrement par les périodes de conflits et de leur répercussions sur les populations, cette Collaboration horizontale constitue un objet ô combien chérissable de par sa rareté. Vous vous rendez compte ? Une bande dessinée illustrée et scénarisée par des femmes, traitant de la Seconde Guerre mondiale et en particulier de ce qui a été appelé – avec grande classe – la collaboration horizontale. En effet, il est difficile pour les pays ayant été occupés de revenir avec nuance sur les relations qui ont pu se nouer avec l'occupant. Bien souvent on se retrouve avec une division en deux catégories de personnes : les vaillants résistants qui ont tenu tête à l'ennemi et ceux qui se sont couchés au propre comme au figuré. La vérité était bien plus complexe que cela, mais allez expliquer cela à des hommes ayant besoin de sentir qu'ils reprenaient le contrôle et qui, pour cela avaient besoin de punir... Peut-être que cette bande dessinée (et la lettre qui se trouve à la fin de celle-ci), auraient pu changer la donne, en tout cas je ne peux que vous inciter à vous jeter dessus pour mieux comprendre cette période de l'Histoire :
 Acheter Collaboration horizontale
Sources planches et couvertures : le site de Delcourt

Mais qui est Navie ?



Bio
  • Date de naissance : 1982
  • Nationalité : française
Recette créative
  • ingrédients favoris : pédagogie, humour, Histoire, féminisme, sensualité
Virginie, alias Navie, aime écrire, pour faire découvrir plein de choses plus ou moins sérieuses. De la parentalité à la sexualité en passant par l'Histoire, aucun sujet ne semble pouvoir lui résister. Une créatrice hyperactive qui ne cesse de nous surprendre à chacune de ses tentatives.

Mais qui est Carole Maurel ?

Bio
  • Date de naissance : 1980
  • Nationalité : française
Recette créative
  • ingrédients favoris : tendresse, jeux de couleurs, féminisme
À force de dessiner des personnages féminins dans des situations compliquées, Carole Maurel est devenue une virtuose dans la représentation du spectre émotif. Son trait, fin et ultra-expressif, propulse au cœur des récits, souvent dès le premier regard.

31.3.17

Interview de Julien Carette : à la rencontre d'un bourreau de travail

Lors de son passage à la librairie Bulle pour la sortie du premier tome du Bourreau, j'ai eu l'occasion de poser quelques questions à mon compatriote Manceau, le dessinateur Julien Carette. Oui, je vous propose l'interview quasiment un an après, mais pile à l'heure pour la sortie du deuxième tome d'une série qui fait plaisir aux rétines... Pardonné ?
" je n'ai pas fait d'école de dessin parce que c'était cher et contraignant de se déplacer du Mans. J'ai quand même essayé les Arts Plastiques de Rennes, mais ça ne m'a pas convaincu... " Julien Carette
LGC : Bonjour Julien, comment êtes-vous tombé dans la chaudron de la bande dessinée ?
Julien Carette : Je suis tombé dans la BD à cause de mon collectionneur de père (plus de 2000 bandes dessinées). Je recopiais les albums classiques comme Lucky Luke et Astérix quand j'étais petit puis je n'ai jamais arrêté de dessiner, même si je n'ai pas fait d'école de dessin parce que c'était cher et contraignant de se déplacer du Mans. J'ai quand même essayé les Arts Plastiques de Rennes, mais ça ne m'a pas convaincu... 
LGC : Comment êtes-vous passé de lecteur à dessinateur ?
Julien Carette : Derrière, j'ai bossé en tant que graphiste en dessinant et en fréquentant des forums comme celui de Café Salé. J'ai vivoté, bossé pour des scénaristes amateurs et pros, puis une connaissance commune m'introduisit auprès de Jean-David Morvan en 2010-2011, pour la relance de Nomad (NDLR : Nomad 2.0). 
 "Le Bourreau est mon premier album 100% traditionnel, parce que j'en avais envie et que j'avais besoin de le faire. J'avais été un peu frustré de ne travailler qu'en numérique sur Nomad 2.0. Julien Carette
LGC : Et comment êtes-vous arrivé sur Le Bourreau ?
Julien Carette : À la fin du tome 2 de Nomad 2.0, j'ai commencé à chercher un nouveau projet BD et Mathieu Gabella m'a proposé la reprise du Bourreau. 
LGC : Les projets ont l'air de venir à vous, quelle est votre recette ?
Julien Carette : Les forums m'ont permis de contacter les gens plus facilement que via les contacts des sites officiels : ils créent des affinités. Je fais partie de la génération des blogs/books et mon carnet d'adresse s'est vraiment étoffé, même si je ne suis pro que depuis 4-5 ans.
LGC : En tant que dessinateur, comment s'organise le travail avec les scénaristes pour les projets sur lesquels vous travaillez ?
Julien Carette : Je bosse quasi-exclusivement du Mans et on correspond par mails. J'ai été plutôt libre sur Nomad 2.0, même s'il y a eu quelques blocages dans mes allers-retours avec Jean-David Morvan.
LGC : Il y a de grandes similitudes entre Le Bourreau et la saga de L'Ange de la nuit de Brent Weeks, en particulier pour les pouvoirs du personnage principal et ses rapports avec son héritier et le Parlement. Il y a eu une inspiration du côté de Mathieu Gabella ?
Julien Carette : Je ne sais pas, il faudrait lui demander, il ne m'en a pas parlé en tout cas.
LGC : Et vous, quelles ont été vos inspirations ? Vous avez effectué des recherches graphiques pour votre Paris médiéval et vos personnages ?
Julien Carette : Pour me rapprocher de la réalité historique, j'ai fait des recherches essentiellement sur internet, via Pinterest en particulier. Je ne me suis pas appuyé sur des bouquins trop spécialisés vu qu'il y a de la fantasy, mais j'y piochais des références quand j'en avais besoin : dans Le Bourreau, l'Histoire s'adapte au récit du scénario.
LGC : Vos dessins regorgent de détails et de jeux d'ombres. Quelle est la part entre techniques traditionnelles et outils numériques ?
Julien Carette Le Bourreau est mon premier album 100% traditionnel, parce que j'en avais envie et que j'avais besoin de le faire. J'avais été un peu frustré de ne travailler qu'en numérique sur Nomad 2.0. La seule "triche" que nous nous sommes autorisés, c'est de ne pas dessiner les phylactères pour que le scénariste puisse remanier la composition. Ça m'obligeait à tout dessiner, je devais tout dessiner car je ne pouvais pas utiliser les bulles pour cacher des éléments haha ! 
LGC : Il vous a fallu combien de temps pour dessiner ce premier tome ?
Julien Carette : Je l'ai dessiné en 8 mois. Je suis graphiste à mi-temps à côté, pour la ville du Mans et Le Mans fait son cirque, notamment.
LGC : Pour finir, en tant qu'artiste, quelles ont été vos principales influences ? Des œuvres ou des artistes cultes ?
Julien Carette : J'ai lu pas mal de Metal Hurlant, que j'ai découvert quand j'étais petit, du coup je suis un grand fan de Moebius. J'ai adoré Olivier Vatine sur Aquablue. C'était ma première BD ado-adulte. J'ai aussi beaucoup été influencé par les auteurs de chez Image du milieu des années 90 comme Todd McFarlane. Je me suis pris une grosse claque par J. Scott Campbell, il influence toujours ma manière de dessiner les visages.
LGC : Pas de mangas dans le lot ? Même en ayant repris la série Nomad ? C'était un des fers de lance de la génération Kaméha (NDLR : un magazine de prépublication de mangas ainsi qu'une collection qui ont grandement participé à la construction de mes goûts en matière de mangas)
Julien Carette : J'ai lu très peu de mangas à part les fondamentaux comme Gunnm, Akira ou Dragon Ball.
LGC : Vous avez une passion pour d'autres médias ? Musique ? Cinéma ?
Julien Carette : Non, je n'ai plus trop le temps. Je déconstruit beaucoup les œuvres.
Sur ces mots, je laissais justement le talentueux auteurs utiliser le temps qui lui restait durant le vernissage organisé par la librairie Bulle pour profiter des lieux et des visiteurs émerveillés par les originaux mis en vente. Par ailleurs, la librairie Bulle organise un nouveau vernissage à l'occasion de la sortie du tome 2, le vendredi 14 avril, suivie d'une séance de dédicace, le samedi 15 avril. Si vous êtes dans le coin, n'hésitez pas à passer une tête, histoire de vous fracturer la rétine sur les planches et illustrations originales de l'artiste !
Découvrez Nomad 2.0, tome 1 Découvrez Le Bourreau, tome 2
Sources planches et couvertures : le portfolio de Julien Carette, le site vitrine de la librairie Bulle (vous pouvez leur acheter les originaux via leur formulaire de contact)

Mais qui est Julien Carette ?

Bio
  • Date de naissance : 1978
  • Nationalité : française
Recette créative
  • ingrédients favoris : compositions et poses iconiques dignes des comics
Inspiré par la scène comics des années 90 et l'écurie Image, en particulier, le trait de Julien Carette est puissant et dynamique. Son travail sur la série Le Bourreau contribue à installer son atmosphère super héroïque.  L'auteur excelle aussi bien en dessin traditionnel qu'en illustration numérique.

Les œuvres cultes de Julien Carette

BD
  • Les œuvres  de Moebius
  • L'Aquablue  d'Olivier Vatine
  • Les dessins de J. Scott Campbell