Vous qui entrez, laissez tout désespérance.
"The place to chill", ce sont des recommandations d'œuvres à lire/écouter/regarder, d'activités à réaliser, de lieux à visiter, mais aussi de plats et breuvages à déguster, pour chiller, en solo ou à plusieurs.
Elle est aussi menue et blonde que Wonder Woman est athlétique et brune, Tanya Degurechaff, l'héroïne de l'animé Yōjo Senki – adapté du Light Novel de Carlo Zen – est pourtant elle aussi bien décidée à influer sur le cours de la première Guerre Mondiale avec ses pouvoirs, mais dans le camp adverse de celui de l'amazone de DC Comics.Entre affrontements épiques et tactiques audacieuses, retour sur l'un des animés les plus étonnants de ce début d'année 2017.
Imaginez un monde où la magie jouerait un rôle majeur dans les conflits armés avec des escadrons de sorciers remplaçant l'aviation militaire et semant la mort dans les tranchées durant la Première Guerre Mondiale. Dotée d'une intelligence tactique et d'une férocité hors du commun, Tanya Degurechaff, 9 ans, est l'un des sorciers les plus redoutables de la nation correspondant à l'Empire allemand : alliés comme ennemis, tous tremblent face au "Diable du Rhin".
Comme vous devez vous en douter, l'apparente fragilité du personnage donne encore plus d'impact à sa sauvagerie et à sa cruauté sur les champs de batailles, mais il ne s'agit qu'un des ressorts les moins intéressants de la série, sauf pour les amateurs de petites filles psychopathes (et Dieu sait qu'il y en a, parmi les fans d'animation japonaise...).
Le principal point fort de Yōjo Senki réside en la capacité de Tanya à analyser les situations avec un recul incroyable, expliqué par un ressort scénaristique que je m'en voudrais de spoiler, même s'il est révélé dès le second épisode. La petite fille aborde la guerre comme s'il s'agissait d'un métier comme les autres et va donc soigner son plan de carrière en s'acquittant de ses tâches en bonne employée du mois.
découvrir le spoiler du 2e épisode(cliquez ici)
Fermer le spoiler du 2e épisode (cliquez ici) Tanya est en fait la réincarnation d'un arrogant employé de bureau de notre monde, poussé sous un train à cause de son comportement odieux. Profondément athée et méprisant jusqu'au bout, il va provoquer le couroux de Dieu / l'Être X, pourtant venu lui donner une chance de se repentir. Il est ainsi condamné à revenir à la vie, avec tous ses souvenirs et ses connaissances historiques, dans un monde où la religion n'a jamais perdu de terrain face à la science ou la philosophie. S'il y décède autrement que de mort naturelle, il sera condamné au néant. Réincarné dans le corps d'une petite fille dôtée de pouvoirs magiques exceptionnels, il va s'enrôler dans la Division des mages pour essayer de gravir les échellons hiérarchiques afin de pouvoir rester le plus loin possible des lignes de front. Avec sa logique froide, sa connaissance de notre Histoire et de ses conflits, il a toutes les armes pour y arriver mais c'est sans compter les manigances de l'Être X et l'irrationnalité des Hommes.
Yōjo Senki: Saga of Tanya the Evil est un petit délice pour les amateurs de fictions militaires et d'affrontements tactiques. En effet, même si la dimension stratégique est réduite à son minimum, le job est fait, surtout si l'on s'y connait un peu en Histoire militaire et qu'on peut mettre en parallèle les événements réels et ceux de la série. Pour finir, mention spéciale aux séquences animation aux petits oignons réalisées par le studio NuT, qui signe là son entrée dans la cour des grand après avoir collaboré sur l'OAV One Punch Man : Road to Hero. Vivement la saison 2, en attendant, je me contenterais bien d'une fan fiction où elle affronterait la Wonder Woman du film de Patty Jenkins! Ah et premier arrivé, premier servi, voici un code pour découvrir Crunchyroll Premium pendant 48H : QFS6EW9RMA7
Ciné et TV : Alderamin, Sucker Punch, Wonder Woman
Jeux vidéo : Battlefield 1, Iron Storm, Ring of Red
Musique : du Wagner, du Bach, du X-Ray Dog
Bien plus complexe et intéressant qu'il n'y paraît, Yōjo Senki dépeint un monde similaire au nôtre durant une première Guerre Mondiale mêlant magie et technologie. Tanya, championne juvénile (légèrement psychopathe) du camp "allemand" va tâcher de survivre au conflit grâce à ses pouvoirs et à ses talents de stratège...
Yōjo Senki : Saga of Tanya the Evil
Auteurs : Carlo Zen (créateur du manga),
Yutaka Uemura
(réalisateur)
Studio : NuT Éditeur français : Crunchyroll (Simulcast)
Nombre d'épisodes : 12 Prix : gratuit (streaming légal avec possibilité d'accès premium)
S'il y a une période historique récente que je ne me lasserai jamais de voir exploiter dans les œuvres culturelles, c'est bien la prohibition. Des vêtements aux armes, en passant par les véhicules, tout semblait exhaler un parfum de classe et de soufre. C'est la raison pour laquelle je n'ai pas réfléchi à deux fois avant de me jeter sur 91 Days à son arrivée sur Crunchyroll !
Dès les premières secondes, 91 Days pose le décor avec son atmosphère lourde digne des meilleurs films de gangsters. La série nous propulse dans une Amérique où l'ivresse du pouvoir était bel et bien en rapport avec l'alcool. Pour resituer la prohibition américaine (car d'autres pays la pratiquèrent), elle dura de 1919 à 1933 et visait à freiner la consommation d'alcool sur le territoire via un durcissement de la législation. Bien entendu, qui dit interdictions légales, dit opportunité de monter des business illégaux, mais lucratifs. Une époque violente où les Al Capone,Machine Gun Kelly et autres familles mafieuses italiennes régnaient en maîtres sur une Amérique clandestine.
Si dans la réalité, ce sont cinq familles italiennes qui régnaient sur New-York, dans 91 Days, elles ne sont que trois, répondant aux noms chantants deVanetti, Orco et Galassia. Rivales, mais cohabitant dans un équilibre fragile les empêchant de s’entre-tuer, elles seront pourtant précipitées dans les flammes de la guerre par le désir de vengeance d'un seul homme...
Les 91 jours de chaos, donnant son nom à la série, prennent en effet leur source 7 ans plus tôt, durant l'enfance du personnage principal, Angelo Ragusa. Fils d'un comptable de la mafia, il va assister impuissant à l'assassinat de ses parents et de son petit frère lors d'une "visite" qui va tourner cacao. Ayant réussi à fuir la scène du crime, sans avoir réussi à identifier les coupables, le jeune Angelo va grandir dans le dénuement et la débrouillardise, jusqu'au jour où il reçoit une lettre anonyme lui indiquant les noms de ceux qui ont détruit sa vie. Sous le faux nom d'Avilio Bruno, il va se rapprocher du milieu mafieux grâce à un business de distillation et de contrebande d'alcool, monté avec son ami d'enfance Corteo,pour se venger à base de gros coups de putes manipulations.
Vénéneux et classieux à souhait, 91 Days pose une ambiance pesante où les valeurs morales n'ont pas leur place, notamment avec un personnage principal dont les principales armes sont le mensonge et la tromperie. Il est peut-être d'ailleurs le personnage le plus antipathique de la série, les mafieux étant souvent guidés par l'amitié et la fidélité envers les membres de leurs familles. Angelo, lui, ne vit que pour sa vengeance et va tout mettre en œuvre pour l'accomplir, peu importe les dommages collatéraux provoqués. Même son ami et associé Corteo ne semble servir que de marchepied via son talent pour la distillation d'alcool... Si on rajoute à cela une ambiance musicale jazzy et un traitement graphique aux petits oignons du studio Shuka, rappelant par moment celui du studio A-1 Pictures sur les productions animées Persona, le tableau est proche du sans fautes pour 91 Days. Je reprocherai juste un traitement parfois trop japonais dans la caractérisation de certains personnages, qui du coup virent à la caricature.
Style d'animation : japonaise traditionnelle 2D et 3D
œuvres similaires
BD et romans : Blue Note, Jazz Maynard, Balles perdues
Ciné et TV : Miller's crossing, Live by Night, Boardwalk Empire
Jeux vidéo : La série Mafia, Chicago 1930, Gang Land
Musique : la compilation Jazz on Film : Film Noir
Vénéneux et classieux, 91 Days se montre à la hauteur des meilleures œuvres autour de l'époque sulfureuse de la prohibition. Partant d'un pitch de vengeance classique, la série se distingue par son traitement des conséquences désastreuses de la vendetta d'un personnage principal nihiliste au possible.
91 Days
Auteurs : Taku Kishimoto (scénariste),
Hiro Kaburaki
(réalisateur)
Studio : Shuka Éditeur français : Crunchyroll (Simulcast)
Nombre d'épisodes : 13 Prix : gratuit (streaming légal avec possibilité d'accès premium)
Lors d’un récent contrat en librairie jeunesse et manga, il y avait deux séries qui nécessitaient des réassortiments hebdomadaires invariablement. La première, A Silent Voice (éditions Ki-oon), faisait déjà partie de mes coups de cœur et je ne pouvais donc qu’approuver son succès. La seconde, Orange (éditions Akata), m’était totalement inconnue mais s’arrachait pourtant plus que mon chouchou. N’ayant pas eu le temps de la lire, je gardais son nom dans un coin de ma tête pour y revenir plus tard. Ce « plus tard », se produisit lors de ma rencontre avec Olivier Fallaix, lors de l'édition 2016 de Japan Expo. Le rédacteur du magazine culte de mon enfance, désormais responsable de Crunchyroll France, me présenta Orange comme un de ses derniers coups de cœur, qu’il s’agisse du manga originel ou de son adaptation animée. Je passais définitivement à côté de quelque chose et il fallait que je répare cela, foi de Goûteur !
Bon, au final, il ne me fallut pas moins de 3 mois pour enfin visionner la série sur Crunchyroll (plus tenté par l’animé que par la version papier, pour une fois) et quelle claquouze les amis ! Pas du genre révolution dans l’animation ou la narration, mais plutôt du genre petit choc venu de nulle part qui t’émeut par surprise.
L’histoire d’Orange débute sur le pèlerinage nostalgique d’une bande de potes de lycée qui s’étaient donnés rendez-vous dans dix ans. Une occasion parfaite de se remémorer de bons souvenirs mais aussi de se reprendre des remords et regrets en pleine face. Pour la plupart d’entre nous, ces regrets peuvent être d’avoir trop bu lors de la fête de fin d’année, pour notre groupe, c’est plutôt de ne pas avoir pu empêcher le décès d’un de leurs amis. Bonne ambiance. Hantée par ce drame, Naho – mariée à un autre membre de la bande – va s’envoyer des lettres à elle-même, dix ans dans le passé, pour essayer de changer le présent. J’entends déjà des voix s’élever, incrédules à propos du fait que la poste réussisse à livrer dans le passé alors qu’elle galère pour une carte postale envoyée depuis la Bretagne. La poste japonaise est tout simplement meilleure que la nôtre, faites-vous une raison !
Plus sérieusement, que l’animé vous donne ou pas les clés pour comprendre de cette correspondance inter temporelle, cela importe peu. En effet, la « suspension d’incrédulité » (NDLR : fait de trouver un récit plausible et cohérent vis-à-vis de lui-même, malgré des éléments fantastiques) opère très vite dans Orange. Au fil des épisodes, on n’a qu’une hâte : savoir si la Naho du passé va réussir à suivre les instructions de celle du futur, celles-ci allant parfois à l’encontre de son caractère. Car oui, même si elle se rend rapidement compte que les lettres visent à chaque fois juste, la Naho du passé n’en reste pas moins une adolescente normale, voire même plus timide et réservée que la moyenne. Certains choix prendront ainsi la forme de véritables dilemmes que notre héroïne aura bien du mal à surmonter, malgré la gravité de leurs répercussions. Ce sont ces moments de doutes et d’hésitation tout à fait humains qui rendent en partie Orange si attendrissant. Mais la série n’est pas que tendresse et derrière les ingrédients métaphysiques et romantiques de cette tranche de vie lycéenne, se cachent des considérations parfois malaisantes. La démarche de l’héroïne vise certes à sauver une vie mais pourrait effacer la de famille qu’elle a construite dans la ligne temporelle de sa version du passé qui suit les instructions de ses lettres.
Jamais « pousse-aux-larmes » inutilement, Orange réussit à émouvoir par la justesse d’une narration simple et claire accompagnée d’une patte graphique à son image ainsi que d’une bande son douce et intimiste. L’animation suit, elle aussi, cette voie de l’économie intelligente tout en n’étant jamais paresseuse, pour un résultat global apaisant et chaleureux pour le spectateur. Au final, on a l’impression que toute l’œuvre dégage une sorte de message subliminal qui pousse à se préparer un chocolat chaud et à se pelotonner dans une couette. Un animé d’été parfait pour l’hiver, en somme.
Genre : tranche de vie, romance lycéenne, fantastique
Style d'animation : japonaise traditionnelle 2D et 3D
œuvres similaires
BD et romans : Les Quinze premières vies d'Harry August
Ciné et TV : L'Effet papillon
Jeux vidéo : Life is Strange
Musique : la B.O de Life is Strange
Adaptation impeccable d'un des plus gros succès critiques mangas de 2016, Orange navigue entre mélancolie et nostalgie. Une œuvre sur les actes manqués et les regrets qui interroge encore une fois sur ce que l'on ferait si l'on avait la possibilité d'influer sur le passé pour changer son présent.
Orange
Auteurs : Ichigo Takano (créatrice du manga), Hiroshi Hamasaki (réalisateur) Studio : Telecom Animation Film Éditeur français : Crunchyroll (Simulcast)
Nombre d'épisodes : 13 Prix : gratuit (streaming légal avec possibilité d'accès premium)
Mon premier contact avec Keijo!!!!!!!!, comme sûrement une majorité de personnes sur la toile, remonte à une vidéo postée par un américain sur Facebook, visiblement interloqué par le WTF japonais. On pouvait y voir le concept de la série illustré lors d’un duel épique où deux jeunes filles tentaient de se faire tomber à l’eau, à coups de fesses et de seins… Oui, vous avez bien lu.
Quelques jours plus tard, vagabondant sur Crunchyroll, je découvrais que l’animé dont était issu cette joute fessière faisait bel et bien partie du catalogue. Grand amateur de WTF (et de croupes rebondies, ok, mais ce fut accessoire dans mon choix), je décidais de me lancer dans le visionnage de Keijo!!!!!!!!.
Au moment où j’écris ces lignes, après 10 épisodes visionnés et quelques jours pour les digérer, le constat est éloquent : les japonais sont des génies quand il s’agit de nous livrer des œuvres qui nous font sortir de notre zone de confort et Keijo!!!!!!!! en est un des exemples les plus réussis. Adapté d’un ecchi (manga avec du contenu olé-olé) de Daichi Sorayomi, l’animé réalisé par les studios Xebec (Break Blade, To Love-Ru...) nous dépeint dans la plus grande des décontractions une discipline qui placerait en PLS la plus modérée des féministes. Le Keijo est en effet une « course » durant laquelle les participantes se déplacent sur des plateformes aquatiques en essayant d’éjecter leurs concurrentes en ne se servant que de leurs seins et de leurs fesses. Classées selon leurs performances, les plus douées des coureuses peuvent vivre de leur art et sont même élevées au rang de stars adulées des foules et choyées par les sponsors. C'est pour tous ces avantages que Nozomi, l'héroïne de la série a décidé d'abandonner sa carrière de gymnaste pour se lancer dans le monde du Keijo.
Du coup, quand les héroïnes de la série disent vouloir accomplir leur rêve - comme dans la plupart des mangas sportifs -, il s’agit en fait de se donner à fond pour transformer leurs courbes en gagne-pains, parfois contre l’avis de leurs proches. Et c’est là que la nuance se fait : la récompense versée ne vient pas de la capacité des participantes à émoustiller le public (mixte, qui plus est) mais à bien de leur triomphe sur leurs adversaires en maîtrisant leur discipline. Une maîtrise qui passe d’ailleurs par un entraînement digne de Maître Miyagi dans Karaté Kid ou de Tortue Géniale dans Dragon Ball. Car oui, si d’apparence, Keijo!!!!!!!! a tout d’un manga de fan service (œuvre où tout est prétexte pour se rincer l’œil), il est pourtant plus proche dans ses codes d’un shonen d’arts martiaux avec le lot de et d’affrontements épiques à coups de techniques farfelues qui va avec. Autre point important, toutes les morphologies sont (censées être) représentées dans la série et ce sont la technique et l’entraînement plus que le « gaulage » qui assurent la victoire sur le terrain : dans Keijo!!!!!!!!, une Miley Cyrus peut gagner contre une Nicki Minaj dans un duel fessier. À noter qu'après les avoir délaissées des années au profit des seins, les Japonais semblent enfin se rendre compte de l'importance des fesses : Ass-Men et Women, on touche au but(t) !
Enfin, toutes ces explications peuvent ressembler aux justifications de quelqu’un qui fait tout pour ne pas passer pour un pervers, mais je vous assure qu’il n’en est rien. Keijo!!!!!!!! prouve qu’avec de l’imagination et une animation qui tient la route, les japonais peuvent prendre n’importe quoi et le rendre épique en faisant oublier ses caractéristiques premières. C’est simple, après avoir visionné une dizaine d’épisodes, je suis plus convaincu que jamais qu’ils seraient capables de faire vibrer le monde entier avec un manga sur la pétanque, tant qu'à continuer dans les sports de "boules". Pour finir, florilège de redoutables techniques du Keijo.
Keijo!!!!!!!! est en quelque sorte une œuvre unique à la frontière entre des pépites de WTF sportifs comme Shaolin Soccer et des comédies grivoises comme La Paire et le sabre.
De prime abord, on peut prendre Keijo!!!!!!!! pour un énième manga pour pervers, utilisant cette fois le prétexte d'un sport fictif pour se rincer l'œil. La série est en fait bien moins lubrique qu'il n'y paraît, et pousse à fond son concept totalement décomplexé et hilarant. Un plaisir coupable plutôt innocent, au final, à savourer après une rude journée de travail, sans se prendre la tête.
Keijo!!!!!!!!
Auteurs : Daichi Sorayomi (créateur du manga), Hideya Takahashi (réalisateur) Studio : Xebec Éditeur français : Crunchyroll (Simulcast)
Nombre d'épisodes : 12 Prix : gratuit (streaming légal avec possibilité d'accès premium)
Lors de la dernière Japan Expo, j'ai pu visionner les deux premiers épisodes de Drifters, l'adaptation animée du dernier manga en date de Kōta Hirano. Le studio Hoods Drifters avec à sa tête Kenichi Suzuki déjà responsable de la deuxième adaptation animée d'Hellsing –beaucoup plus fidèle à l'oeuvre originale – étant aux manettes, c'est le cœur plutôt tranquille que je m'installais pour 45 minutes de visionnage.
J'évoquai dans l'article précédent le délicieux foutoir qu'était Hellsing à l'époque, eh bien Kōta Hirano reproduit la recette avec Drifters mais en modifiant le dosage des ingrédients. Le récit commence lorsque Shimazu Toyohisa, un guerrier japonais de l'époque Sengoku (courant du XVe au XVIe siècle), grièvement blessé lors d'une bataille. Au lieu de perdre la vie comme dans les livres d'Histoire, il se retrouve face à une sorte de fonctionnaire occidental moderne, assis derrière un bureau, dans un hall plein de portes. Notre samouraï n'a même pas le temps de se demander ce qui se passe ou d'être frappé de phobie administrative qu'il est aspiré à l'intérieur d'une des portes. Shimazu atterrit alors dans un monde de dark fantasy où les plus grands génies militaires de tous les temps comme Nobunaga Oda, Nasu no Yoichi, Scipion l'africain ou encore Jeanne d'Arc semblent être recrutés par deux camps opposés.
On quitte donc la réalité fantasmée pleine de vampires nazis, de zombies et de loup garous d'Hellsing pour atterrir dans une sorte de monde-purgatoire où se déroule un "all-star game guerrier". Le côté geek passionné d'Histoire d'Hirano entraperçu dans sa première série et ses bonus est poussé à fond dans Drifters. C'est simple, on a l'impression d'être dans un Age of Empire anachronique et ultra-violent où les généraux seraient incarnés par des figures historiques iconiques. Lorsque je lui ai demandé s'il avait fait eu recours à de la documentation historique, Kōta Hirano m'a répondu que sa passion pour l'Histoire lui est venue en jouant aux jeu vidéo et qu'il adorait les jeux de stratégie historiques !
Moralité : jouer à des jeux vidéo ne fera pas de vous un historien mais, à défaut, vous pourrez créer des œuvres badass sur fond historique.
En sortant de la projection des deux premiers épisodes de Drifters j'avais donc le sentiment satisfait d'avoir eu affaire à une adaptation case par case du manga. L'anime reproduit ainsi les exubérances anatomiques de l'auteur, encore plus prononcées que dans Hellsing mais servant à merveille l'aura de folie du récit.
Je demandai donc à l'auteur s'il avait été impliqué dans la production et la réalisation de l'animé. Il me révéla que, comme j'ai vraiment adoré le travail du réalisateur Kenichi Suzuki sur Hellsing Ultimate, il avait une entière confiance en son équipe. Du coup il les a laissé faire et n'est absolument pas déçu du résultat et si vous êtes fans du manga original, vous ne le serez pas non plus.
Drifters est disponible en simulcast légal et gratuit sur Wakanim depuis le 06 octobre et c'est un pur bonheur de retrouver la folie de Kōta Hirano animée à l'écran. La seule problématique que je vois se présenter à l'horizon concerne le rythme de publication du manga qui risque d'impacter la production des animés, mais bon, comme il s'agit d'OAV, cela est moins préjudiciable que dans le cas d'un Berserk...
Alors, ça a quel goût Drifters ?
Caractéristiques principales
Genre : action, fantasy, ultra-violence
Style d'animation : japonaise 2D et 3D
œuvres similaires
BD et romans : Ei8ht, Arès
Ciné et TV : Les 12 salopards, The Expendables
Jeux vidéo : DOTA, Broforce, la série des Musou
Musique : 3 Inches of Blood, Powerman 5000
Sorte de all-star games martial, Drifters propulse des figures militaires et des meneurs idéologiques de toutes les époques dans un univers de dark fantasy. Un parfait prétexte pour Kōta Hirano de répondre avec fun et violence aux éternelles questions de "qui est le plus fort ?" entre plusieurs personnages historiques cultes.
Drifters
Auteurs :Kōta Hirano (auteur du manga), Kenichi Suzuki (réalisateur) Studio : Hoods Drifters Éditeur français : Wakanim (Simulcast)
Quand j'ai découvert Re-Life pour la première fois, je n'étais pas loin d'être dans la même situation qu'Arata Kaizaki, son héros. Avec mes 27 ans passés et ma difficulté à trouver un emploi stable, il ne me manquait plus qu'une vie sentimentale inexistante pour attaquer Yayoi Sou, l'auteure du manga pour plagiat de "VDM". "Heureusement", l'entreprise pharmaceutique ReLIFE va donner à Arata une seconde chance pour redresser la barre de sa vie : retrouver l'apparence de ses 17 ans via l'absorption d'une gélule et retourner au lycée pour y repasser sa dernière année de scolarité. À l'issue de cette expérience surveillée par un de leurs agents, si notre héros ne vend pas la mèche, ReLIFE se chargera alors de lui trouver un travail.
Toute ressemblance avec une génération serait fortuite...
Trouver un travail stable juste en revivant sa dernière année de lycée... ReLIFE propose de résoudre une des plus grosses angoisses de notre époque en réalisant un des souhaits les plus populaires (notamment chez ceux pour qui la vie a tourné cacao). Un pitch simple mais efficace qui permet de s'attacher directement au personnage principal –que l'on soit dans sa situation ou non– et qui fait redécouvrir le lycée à travers des yeux d'adulte.
Pas facile de se refaire aux règles strictes des lycées japonais...
Au fil des épisodes, Arata devra (ré)adapter ses automatismes de "grande personne" à un milieu où on est encore censé acquérir les bases pour sa vie future. Les interactions sociales et obligations lycéennes étant autant de situations propices aux gags mais surtout à un véritable (ré)apprentissage de la vie pour notre héros et ses jeunes camarades. Fidèle au manga dont il est adapté –malgré une simplification graphique–, l'anime ReLIFE touche souvent au but tout en évitant les écueils des comédies lycéennes. Propulser un adulte au milieu d'adolescentes en jupes (pas si courtes que ça, premier bon point) aurait pu faire craindre un fan service en roue libre et un enchaînement de fantasmes pour amateurs de relations amoureuses légalement réprouvées. Heureusement il n'en est rien et l'auteur s'amuse d'ailleurs de ce qu'aurait pu être son oeuvre en évoquant puis en désamorçant rapidement des situations qui auraient pu être ambiguës : Arata est plus un labrador pataud qu'un loup dans la bergerie !
Oui, mais passer à l'acte, c'est autre chose
Ayant commencé la série en manga (publié chez les éditions Ki-oon), voir ReLIFE débarquer en version animée sur Crunchyroll a été pour moi une vraie bonne surprise. Le support original étant déjà en couleur, la transition vers l'animation se fait tout en douceur, même si on peut regretter encore une fois un trait plus grossier et des proportions parfois malheureuses au niveau des visages. Je ne peux donc que vous conseiller de rejoindre l'expérience ReLIFE, vous verrez, la pilule passe super bien !
Musique : Take off your pantsand jacket de Blink 182... c'est un choix purement subjectif, mais c'est l'album qui me rappelle le plus mon lycée. En plus il est cool, donc bon.
Avec son concept de retour au lycée pour changer le cours de sa vie, ReLIFE réalise le souhait de bon nombre d'entre nous. Drôle, intelligent et sans prétention dans son traitement de la situation, l'anime propose une mise en parallèle des difficultés rencontrées dans le monde professionnel, à l'âge adulte et la construction de l'individu lors de son passage au lycée. Une œuvre raccord avec son époque.
ReLIFE
Auteurs : Yayoi Sou (créatrice du manga), Tomochi Kosaka (réalisateur) Studio : Tokyo Movie Shinsha Éditeur français : Crunchyroll (Simulcast)
Dates de diffusion : 01/07/16 - en production Prix : gratuit (streaming légal)
Dans ma prime jeunesse, alors qu'internet n'était pas encore arrivé dans la majorité des foyers (et encore moins dans ma Côte d'Ivoire natale), quand on voulait se tenir informé sur l'animation japonaise, on achetait des magazines spécialisés. Mon préféré à l'époque était sans conteste Animeland avec ses couvertures et papiers vendant automatiquement du rêve au jeune "Otaku" que j'étais. Du coup, quand j'ai appris qu'Olivier Fallaix, rédacteur historique puis rédacteur en chef du magazine allait être présent à la Japan Expo du 7 au 10 juillet pour représenter la branche française de Crunchyroll, un des leaders du streaming légal d'animation japonaise, j'étais un peu comme ça (en version black et imberbe, bien sûr) :
Mobilisant tout le professionnalisme dont j'étais capable, j'ai donc pu interviewer celui qui avait largement contribué à la construction de mes goûts en matière de "japanimation". Si vous avez encore des interrogations à propos du fonctionnement des plateformes de "simulcast" diffusant vos épisodes d'animés préférés quelques heures après le Japon, cette interview est pour vous !
Le Goûteur Culturel : Bonjour Monsieur Fallaix, pouvez-vous nous expliquer votre rôle chez Crunchyroll s'il vous plaît ?
Olivier Fallaix : En gros, je travaille dans l'univers de la "japanimation" depuis 20 ans et j'ai rejoint Crunchyroll pour les aider à s'installer en France. Crunchyroll existe depuis 2006 aux Etats-Unis, d'abord en amateur puis s'est professionnalisé en 2009 pour ensuite s'étendre aux territoires d'Amérique latine à partir de 2012. L'expansion européenne a commencé en 2013, très discrètement : les canaux étaient là mais il n'y avait aucune communication à ce sujet. Ils ont ensuite commencé à chercher des référents sur place pour s'en occuper.
LGC : Et c'est comme ça qu'ils vous ont recruté. Comment ça c'est passé ? Vous les aviez déjà rencontrés en convention et ils vous ont contacté directement ? Vous avez visité le siège américain ?
Olivier Fallaix : Non, pas du tout. Je venais de quitter Animeland et je leur ai été conseillé à ce moment là. Les discussions ont commencé en janvier-février 2014 et le contrat a été signé en juillet 2014. Je me suis déplacé au siège à San Francisco, pas loin de la Sillicon Valley. Il y a une centaine d'employés au siège tandis qu'en France nous ne sommes que deux employés à temps complet travaillant avec pas mal de prestataires : on nous fournit la plateforme et on s'occupe des traductions.
LGC : Ça n'a pas été trop compliqué de promouvoir la plateforme au public français ?
Olivier Fallaix : Quand j'ai été engagé, il n'y avait aucune communication pour toucher le public et il y avait des difficultés pour faire comprendre le principe de notre activité. Je dois dire que Netflix a fait du bien avec son impact sur les usages des français en matière de SVOD (NDLR : vidéo à la demande par souscription).
LGC : A propos de Netflix, j'imagine que c'est la bagarre pour acquérir les licences. Comment les négociations se passent-elles ?
Olivier Fallaix : Les négociations se font surtout sur les prix et au cas par cas pour obtenir les licences mais il y a plein de paramètres à prendre en compte.
Par exemple, dans le cas de Seven Deadly Sins, Netflix avait négocié une exclusivité française avant même le lancement de son service sur le territoire. Du coup il était impossible de proposer du simulcast et il a fallu attendre que le lancement français de Netflix, soit un an après la diffusion japonaise pour que la série soit visionnable légalement.
Inutile que le piratage avait déjà fait son oeuvre et que le succès n'a pas vraiment été au rendez-vous pour ce qui aurait dû être un des nouveaux phénomènes shonen. La licence a été obtenue par Netflix en proposant un prix plus élevé mais le deal s'est conclu au détriment de la série, au final.
LGC : Donc ce n'est pas votre politique de négocier des exclusivités d'exploitations territoriales ?
Olivier Fallaix : À vrai dire, Crunchyroll veut juste s'assurer de pouvoir diffuser les séries en simulcast, pas besoin d'avoir l'exclusivité pour nous. Après certains ayants droits japonais préfèrent que tous les droits soient gérés par le même licencié sur un territoire, c'est comme ça que nous nous retrouvons également à faire de la cession de droits en France, derrière.
LGC : Et quels sont vos plus gros succès à ce jour ?
Olivier Fallaix : Jojo's Bizarre Adventure et Parasite. Ce sont de beaux succès à notre échelle, même si nous n'avons pas de séries phares comme Naruto ou One Piece.
LGC : Oui, ça a dû être compliqué de vous faire une place sans pouvoir vous appuyer sur ces locomotives mais vous avez l'air d'avoir compensé par une offre assez diversifiée.
Olivier Fallaix : Oui, à l'arrivée en 2013, les grosses séries étaient déjà toutes licenciées mais nous avons misé sur d'autres titres de qualité pour faire grossir le catalogue. Maintenant, nous nous positionnons sur les plus gros titres comme le nouvel animé Berserk que nous diffusons en Simulcast et qui est un beau succès.
LGC : Personnellement, j'ai accroché à Crunchyroll grâce à sa présence sur ma console de jeu, ce qui me permet d'y avoir accès directement sur ma télé, contrairement à ADN. j'imagine que ça a dû beaucoup jouer sur le recrutement d'utilisateurs en France.
Olivier Fallaix : La présence sur consoles a été un vrai plus, oui. L'avantage de faire partie d'un groupe international siégeant à San Francisco, c'est qu'on peut rapidement traiter avec les entreprises de la Sillicon Valley : ce sont nos voisins ! ça a aidé par exemple à avoir la certification Facebook de notre page à son lancement alors qu'on n'avait que 2000 fans (rires). Il y a bien sûr quelques lourdeurs de communication mais en gros c'est super cool.
LGC : Votre catalogue compte pas mal de productions TV Tokyo, une raison à cela ?
Olivier Fallaix : Oui, en fait TV Tokyo est un des premiers actionnaires de Crunchyroll et un des premiers groupes d'animation à leur avoir fait confiance. La relation est donc plutôt privilégiée avec eux.
LGC : Comment s'effectue le choix des séries ? Avez-vous voix au chapitre ?
Olivier Fallaix : Le choix des séries s'effectue directement au Japon et ensuite les responsables régionaux donnent leurs avis sur celle-ci pour la négociation. Je ne décide pas des titres qu'on aura mais je peux en pousser certains en fonction de ma connaissance du marché français et de mes coups de cœur. Dès qu'Orange a été annoncé en adaptation animée, j'ai poussé de toutes mes forces parce que le manga m'avait foutu une claque.
LGC : Désolé de vous poser cette question mais je pense que pas mal de gens (moi y compris) souhaitent savoir si vous diffuserez Kabaneri of the Iron Fortress en France. Je n'ai pas l'impression que les droits aient été acquis par un licencié du marché.
Olivier Fallaix : Hélas, non. En fait Amazon a acquis les droits de diffusion exclusifs pour la France ainsi que pas mal du catalogue Noitamina, même si son service de SVOD n'y est pas encore lancé (NDLR : l'épisode Seven Deadly Sins se répéterait-il encore une fois ?). Paradoxalement, Cruchyroll US a récupéré les droits de Kabaneri en vidéo sans avoir les droits en streaming.
LGC : Qu'est-ce qui vous permet de tenir tête au géant Amazon et sa force de frappe financière monstrueuse ? Votre expertise reconnue par les japonais ?
Olivier Fallaix : Amazon a beau être Amazon, Crunchyroll s'est lancé bien avant dans le streaming d'animés. On se retrouve avec plus de 800000 d'abonnés au service dans le monde et 5 millions de visiteurs par mois, ça compte au moment des négociations. En France, Crunchyroll se contente pour l'instant de faire de la SVOD d'animation mais aux USA il y a même un service de lecture en ligne de mangas.
LGC : Vous pouvez me filer un scoop sur les prochaines séries à venir ?
Olivier Fallaix : Les annonces tombent chaque trimestres donc non, désolé, pas de scoop. On a beau travailler bien en amont pour les acquisitions, les contrats se signent souvent un ou deux mois à l'avance, je ne peux donc rien te dire qui ne soit pas confidentiel.
LGC : À propos de rythme et de délais, j'imagine que ça doit être assez infernal de tenir la cadence et proposer les épisodes à J+1 (parfois moins).
Olivier Fallaix : Oui (rires). On en est à 25 simulcasts par semaines avec des délais allant de quelques semaines à quelques heures avant la diffusion pour les traductions.
LGC : Wow ! Les traducteurs doivent être tout le temps sur le pont avec le décalage horaire en plus !
Olivier Fallaix : Il faut être super réactifs, oui. En plus il y a un double décalage horaire à prendre en compte avec les heures japonaises et US. Nos traducteurs ont dû s'adapter à un rythme différent de celui de la trad' de mangas. On a aussi la chance d'avoir des traducteurs bossant depuis le Japon.
LGC : Vous me disiez que ces traducteurs sont des prestataires et que vous êtes deux salariés à temps complet, pouvez-vous présenter votre collègue et son rôle ?
Olivier Fallaix : Nous nous occupons de la communication à deux avec Nelly Aityaya qui est une ancienne de chez Casterman. Je suis en charge des relations avec les professionnels tandis que Nelly s'occupe du "community management" et de dialoguer avec le public et les partenaires pour les concours. C'est elle qui est en relation avec les youtubeurs, notamment.
LGC : J'avais un peu décroché de l'animation japonaise qui ne me vendait plus vraiment de rêve il y a quelques années. Je ne me tenais au courant que pour des raisons professionnelles et puis, il y a à peu près trois ans, j'ai ressenti comme un frémissement timide dans la Force avec de nouveaux animés sortant un peu plus du lot. Quelle est votre opinion à ce sujet.
Olivier Fallaix : L'animation japonaise a changé, les budgets ont beaucoup baissé depuis les années 90 ce qui a rendu les projets originaux plus risqués à financer et donc favorisé le formatage des séries vers ce qui marche : les séries "Moe" essentiellement (NDLR : productions souvent niaises et plates avec des héroïnes angéliques ayant beaucoup de succès auprès du public masculin). A côté de ça, il y a de rares studios qui réalisent des séries originales comme Trigger avec Kill-La-Kill, mais si le succès critique est là, qu'en est-il du succès commercial ?
Il n'y a jamais eu autant d'animés mais les budgets étant très bas, les studios sont épuisés malgré les avancées techniques. C'est la crise : les ressources demandées sont énormes et les besoins de financement aussi. Le simulcast est une petite bouffée d'oxygène pour les japonais car il représente une rentrée d'argent supplémentaire.
LGC : Pour finir, est-ce que vous pourriez me donner vos derniers coups de coeur, vos attentes ainsi que vos trois productions animées préférées EVER.
Olivier Fallaix : Récemment j'ai vraiment adoré l'adaptation d'Orange comme je disais. J'ai vraiment adoré le manga publié chez Akata, j'adore vraiment leur catalogue. J'ai aussi adoré Bungo Stray Dogs, parce que je suis fan des studios Bones et que la touche enquête fantastique et culturelle changeait un peu de la recette classique avec ces écrivains japonais menant l'enquête. Bien sûr, j'attends comme tout le monde la saison 2 de Shingeki No Kyojin (NDLR : enfin annoncée pour le printemps 2017 !)
Si je ne devais garder que trois productions animées, ce serait Les Mystérieuses Cités d'Or, Cobra et Mon Voisin Totoro qui est mon film d'animation préféré. Ces trois productions incarnent pour moi ce que j'aime dans l'animation japonaise : sa richesse et sa diversité.
LGC : Merci d'avoir pris un peu de votre temps pour me répondre, bonne fin de Japan Expo !
Olivier Fallaix : Merci, à toi aussi !
Mais c'est quoi Crunchyroll ?
Fonctionnement : Plateforme de streaming légal
Catalogue : Animation japonaise, dramas
Principe
Modèle économique : abonnement Premium
Crunchyroll est une offre légale et facilitant l'accès à l'animation japonaise dans les plus brefs délais. Disponible sur quasiment tous les devices connectés (consoles, Chromecast, AppleTV etc.), le service peut être utilisé via deux formules :
- Gratuite,avec de la publicité et une semaine d'attente pour avoir accès aux derniers épisodes.
- Payante, sans publicités avec accès aux animés juste après leur diffusion au Japon.